5/10Imago Mundi - Tomes 9 et 10

/ Critique - écrit par iscarioth, le 01/04/2007
Notre verdict : 5/10 - Prêts pour l'aventure (scientifique), compagnons ? (Ecrivez votre critique)

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Critique des tomes 9 et 10 : le moins que l'on puisse dire, c'est qu'Imago Mundi reste fidèle à lui-même, tenant bon la recette de l'action scientifique.

C'est reparti ! Et sur les mêmes bases ! A quelques détails éditoriaux près. Cette fois, la nouvelle aventure d'Imago Mundi ne sort pas en tir groupé. Les tomes 9 et 10 sont sortis, en cette année 2007, à quelques mois d'intervalle. Une première pour cette série qui, jusqu'à présent, faisait paraître ses diptyques au même moment, jouant sur l'emboitement des deux couvertures, qui créaient, juxtaposés, un petit tableau. Petit changement, donc, pour ce cinquième diptyque, dont les couvertures tranchent, d'un bleu nuit à un jaune pétant...

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Belle mais scientifique
Et le compteur d'Eric Corbeyran gonfle, gonfle... Plus de cent trente albums de BD nous annonce le communiqué pour mars 2007. Le prolifique scénariste semble toujours appliquer à ses albums d'Imago Mundi la même recette : petite séquence énigmatique, introduction un à un des personnages, convocation de Loïc et Leia par Harald, exposition scientifique de la situation, et c'est parti pour l'aventure ! Pour ce nouvel album, nos trois héros de l'action scientifique sont chargés de sonder la colline du site préhistorique de Silbury Hill, en Angleterre. Contre l'utilisation d'une sonde sur ces terres, un petit groupe d'écologistes manifeste et vient semer le trouble dans les opérations, groupes mené par un vieil ami d'Harald. « Un pur et dur devenu un dur et dur ». Toujours le sens de la formule classieuse, nos héros !

On retrouve les mêmes ingrédients : des explications scientifiques, des phrases bien balancées, un minimum d'intrigue et d'action. Pour ce qui est du vernis psychologique appliqué parcimonieuseme02_250
Petit instant de pédagogie
nt aux personnages, les albums renforcent Leia, nostalgique de son adulescence, et Loïc, daredevil breton caricatural, dans leurs stéréotypes. Coté dessin et coloration, rien de neuf. Toujours ce trait lisse et sans personnalité, toujours cette coloration infographique abominable : incrustations indélicates, jeux de lumière d'une pâleur nauséeuse (pages 20 et 21 du tome 9)... Les visages sont froids et anguleux. La chose est acceptable, le sens des proportions et du mouvement de Brahy, lui, l'est déjà beaucoup moins. Exemple à la page 22 du tome 10, et le corps de Leia qui gonfle et dégonfle au gré des vignettes. Ou encore page 19 du même album, et ce nombril dont il faudra que l'on m'explique le positionnement à 10 centimètres au plus au sud que la moyenne. Alors c'est sûr, on va me dire que je chipote, que je fais du zèle. Mais en ces temps de surproduction, la moindre des choses que l'on puisse demander à une série au scénario formaté, c'est de présenter au public un dessin (au moins) correct.

Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'Imago Mundi reste fidèle à lui-même, tenant bon la recette de l'action scientifique. Le seul mystère encore complet à ce jour : de combien d'albums la série (et/ou Corbeyran) va-t-elle accoucher avant de rendre l'âme ?

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