6.5/10Hammerfall - Tome 4 - Ceux qui savent

/ Critique - écrit par riffhifi, le 24/07/2009
Notre verdict : 6.5/10 - Wotan en emporte le vent (Ecrivez votre critique)

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Suite et fin de la saga viking de Sylvain Runberg et Boris Talijancic. Pas aussi épique que ses couvertures le laissent présager, la série Hammerfall n'en jette pas moins un regard intéressant sur une époque où se croisèrent deux religions.

Après un (trop ?) long développement de trois tomes, Hammerfall se termine ici, dernier arrêt, tout le monde descend. Ceux qui liront ce tome seront ceux qui savent la fin. A vrai dire, il était déjà grand temps de conclure, car le troisième épisode noyait déjà les thèmes abordés dans une multiplication de personnages et un délayage de l'intrigue qui avait de quoi lasser.

... On lui a passé trois heures de Secret Story, il n'a pas craqué.
... On lui a passé trois heures de
Secret Story, il n'a pas craqué.
Nous sommes donc toujours à quelques années de l'an 800, date que les écoliers identifient facilement comme celle du couronnement de Charlemagne, et les froides contrées nordiques sont toujours le théâtre de la guerre qui oppose les Vikings aux Francs, avec l'intervention des créatures bestiales connues sous le nom de Skanes.

Comme dans les tomes précédents, la réalité historique se voit truffée d'irruptions de créatures mythologiques, et le récit tourne autour de la confrontation de deux cultes plus que de deux peuples. En gros, le Christ des uns est brandi face à l'Odhinn (ou Wotan, ou Dorrud) des autres. Du côté nordique, on aimerait voir le Thor de Marvel brandir son fidèle marteau Mjolnir et balancer une pâté aux culs-bénis d'en face, mais l'Histoire nous donnerait tort (au lieu de Thor) puisque Charlemagne et son Dieu sortirent vainqueur de cette époque troublée. En revanche, on peut déplorer que la présence des dieux nordiques n'ait pas été développée de façon plus grandiose dans ce dernier épisode, qui ne profite pas à fond des possibilités qu'offrait l'angle surnaturel choisi par le scénariste Sylvain Runberg. L'histoire trouve finalement une ... s'il-te-plaît.
... s'il-te-plaît.
résolution à échelle simplement humaine, racontée vite fait en flash-backs par l'un des protagonistes, et les créatures vues précédemment (géants, Varyngjurs) n'y jouent qu'un rôle très sommaire et quasiment décoratifs.

Une nouvelle fois, la couverture signée Nicolas Fructus (sans doute la meilleure des quatre, avec son petit air de Seigneur des anneaux) tranche avec le dessin intérieur de Boris Talijancic, plus scolaire. On trouve néanmoins au fil des pages quelques séquences percutantes : le passage du pont, notamment, est doté d'une belle ampleur.

On peine toujours un peu à trouver le moindre personnage auquel s'identifier dans la multitude présentée, mais le scénario évite au moins l'écueil du manichéisme, le blond Harald Larsson étant par exemple présenté comme un sacré son of a bitch sans parole d'honneur. Reste que la saga aurait probablement pu être racontée sur deux tomes bien denses plutôt que sur quatre trop dilués, culminant en un final un peu expédié.

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