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8/10Degenerate Housewives - L'intégrale - volumes 1 à 5

/ Critique - écrit par Maixent, le 06/03/2016
Notre verdict : 8/10 - Famille heureuse (Ecrivez votre critique)

Temps de lecture estimé de l'article : 4 minute(s) - laisser un commentaire

L'archétype de la ménagère revisité dans une version extrême.

Plutôt que se contenter de feuillets proches des comics américains, autant en faire un véritable album broché, de celui que l’on gardera solidement ancré dans la bibliothèque. Degenerate housewifes mérite son intégrale, et pour l’instant, ce sont les les tomes un à cinq.


Une soeur récalcitrante... Au début

 

Nous avions déjà évoqué ici les tomes un et deux qui mettaient en scène Catherine Mitchell. Cette respectable mère de famille de la petite bourgade de Hilvalle découvrait les plaisirs de la soumission, du saphisme et du sexe à outrance. Mais le deuxième tome s’arrêtait sur une note négative quand le mari de Catherine surprend cette dernière en plein 69 avec Melissa, leur fille à peine majeure, sous le regard concupiscent de leurs deux voisines. On pensait que ça allait s’arrêter là mais c’était sans compter sur l’imagination débridée de l’auteur qui repousse encore les limites de l’indécence dans les trois tomes que nous n’avons pas encore abordés.

Donc après avoir été « gang-banguée » dans un bar mal famé par une assemblée de gros porc et avoir couché avec sa fille, Catherine Mitchell est internée. Là, on cherche surtout à la désintoxiquer de son lesbianisme contre nature pour en faire la bonne épouse qu’elle n’aurait jamais dû cesser d’être. Mais on ne lutte pas contre sa nature aussi facilement, et au lieu de l’aider à accepter sereinement ce qu’elle est, la « bonne société », la pousse d’autant plus vers une sexualité déviante. Il suffit que Pic-pic, son ancienne collègue stripteaseuse revienne dans sa vie pour que tout redevienne comme avant, et même pire…
Une fille en vacances à la campagne

 

Catherine décide donc d’aller rendre visite à sa fille qui lui manque tant après avoir violé sa thérapeute. Elle se rend chez Lynn, sa sœur enceinte qui gardait la jeune fille pendant son internement mais ne voyant dorénavant le monde que par le spectre déformé de ses perversions, elle n’hésite pas à violer cette dernière, ce qui déclenche son accouchement… A peine sortie de la salle d’accouchement, avant même qu’elle ait pu voir son enfant, elle la force ensuite à se prostituer dans les toilettes de l’hôpital avant de faire un petit tour en salle de garde pour le plus grand plaisir de tous les médecins et infirmiers… Il est évident que les deux sœurs sont maintenant au même niveau de dépravation. Il est alors naturel que le prochain tome s’ouvre sur un triolisme familial, la mère, la fille et la tante passant leur temps à s’envoyer en l’air ensemble. Mais on en rajoute une couche… Elles sont kidnappées par une star de la pop qui les vend à des amies perverses. Melissa se retrouve dans un ranch, marquée comme du bétail, violentée évidemment et traitée comme un animal. Lynn n’est plus qu’une vache à lait, traite tous les jours par une machine infernale. Tandis que Catherine est infantilisée, portant des couches et devant obéir à sa maman, une gamine dépravée.


Retrouvailles familiales

 

On est vraiment dans la surenchère, le résumé au-dessus étant vraiment succinct tant le récit est dense et foisonnant, ne s’autorisant aucune limite à la perversion. Les filles osent tout, au-delà de la morale bien-pensante. Elles sont l’exact reflet perverti de l’exigence de la société. On leur demande d’être monogame, elles auront cinquante hommes en même temps. Elles détruisent les institutions comme le mariage et rejettent en bloc une société masculine dégénérée. De ce fait, les maris passent pour de parfaits idiots tandis que les autres hommes ne sont que des queues dressées. En cela, le récit est assez intéressant. Bien qu’extrême et caricatural, le sous-texte met en avant une société dégénérée mais finalement ce ne sont pas les histoires d’inceste posant le plus de problème. Après tout, c’est le regard des autres qui oppresse la petite famille, pas forcément le fait qu’elles ne peuvent s’empêcher de coucher ensemble.

Au-delà de cet aspect un peu engagé, le rythme endiablé offre un très bon divertissement. Même si tout cela est peu crédible, le tourbillon autour de Catherine emporte le lecteur dans une vague de plaisir. Les « skwort », « squirt », « sklirk », « suck » et autres, autant d’onomatopées significatives accompagnent le récit, rendant le tout d’autant plus organique. Ne laissant aucun répit au lecteur dans une débauche de stupre et de saleté. Tout suinte, grince, couine. Et même s’il y a un aspect malsain dans la soumission, l’humiliation et des pratiques sans aucune considération pour le respect de l’être humain, on garde une certaine jovialité et une douceur de vivre. L’auteur réussit assez subtilement à maintenir ce fragile équilibre sans complaisance et prouve encore une fois qu’avec du talent, on peut aborder des thèmes carrément dégueulasses sans pour autant tomber dans la facilité. Exercice périlleux s’il en est. Après, il ne faut pas mettre Degenerate Housewives entre n’importe quelles mains, certains traumatismes pourraient advenir…

Au niveau du dessin, il est à noter qu’il s’améliore sans cesse et si le premier chapitre est un peu brouillon et manque d’assurance, le dessin s’affine au fur et à mesure et gagne en réalisme avec un travail sur les détails et les ombrages.

Au final, Degenerate Housewives est un ouvrage qui fonctionne surtout dans sa version intégrale car offrant une cohérence globale. Extrêmement perturbant et excitant, il va sans doute trop loin mais c’est ça qui est bon… 

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