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5.5/10Degenerate Housewives - Tome 2

/ Critique - écrit par Maixent, le 03/05/2014
Notre verdict : 5.5/10 - Entre copines (Ecrivez votre critique)

Temps de lecture estimé de l'article : 2 minute(s) - laisser un commentaire

Rien ne va plus pour la famille Mitchell et on se dirige vers une sexualité glauque

Tout comme dans la série tv qui a inspiré le titre si les débuts de Degenerate Housewives sont plutôt gentillets on se dirige très vite vers la tragédie. C’est donc un album plus sombre, voire angoissant que ce deuxième tome. Si le premier se contentait de montrer les dispositions sexuelles d’une mère au foyer et sa boulimie frénétique de sexe, le second insiste plus sur les conséquences néfastes et la réalité d’une telle dépendance. On savait Catherine, la mère au foyer bien sous tous rapports soumise à Patty et Beth ses voisines. Ce que l’on ignorait c’était la perversion sans failles de ces deux dernières et jusqu’où leurs jeux allaient mener cette petite troupe et les conséquences sur toutes ces femmes.


Quand le mari rentre trop tôt
L’album s’ouvre sur la bonne idée du jour de Patty et Beth, faire travailler leur soumise dans un peep-show glauque, appelé poétiquement « Remue ton jelly ». En langage plus clair, elles la prostituent sans vergogne et l’humilient en l’offrant aux pires rebus de l’humanité qui n’hésitent pas une seconde à s’en servir comme sac à foutre, l’abandonnant épuisée et souillée à jamais dans une ruelle sordide. Heureusement qu’elle trouvera du réconfort en la personne d’une des danseuses qui la traite avec un peu d’humanité.

La seconde partie de l’album est encore pire. La soumise de Catherine séduit la fille de cette dernière et ce qui aurait pu être une gentille perversion dérive sur une monstruosité sans nom, l’honneur de Catherine étant brisé à jamais, la condamnant à être incarcérée dans une institution tandis que sa fille, est traumatisée à vie suite à des viols répétés.

Ce second album est beaucoup plus intéressant, plus proche des Instincts pervers de Bruce Morgan
Une longue soirée
avec une réelle plongée dans l’extrême. Ce qui commençait comme une légère parodie prend une dimension beaucoup plus hard avec une folie naissante qui convie le lecteur aux portes de l’acceptable. Le fait d’introduire des hommes, véritables brutes sans pitié et des rapports incestueux contribuent beaucoup à cette différence. Il faut rappeler que dans le premier tome n’étaient présentes que des femmes dont on soupçonnait à peine le potentiel sadique et la nymphomanie galopante.  La qualité du dessin n’est pas beaucoup mieux mais se prête mieux aux propos. L’aspect sale du trait correspond assez à l’ignominie de l’ensemble. Qui plus est, c’est comme si Rebecca avait su découvrir son personnage, le cernant complètement, augmentant la qualité des dialogues et rendant l’ouvrage plus profond et intriguant.  

Il fallut un peu de temps mais maintenant on s’inquiète vraiment pour Catherine et si le deuxième tome n’était pas vraiment attendu le troisième tome l'est un peu plus.

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