5/10Climax - Tome 1 - Le désert blanc

/ Critique - écrit par riffhifi, le 27/04/2008
Notre verdict : 5/10 - Climax tempéré (Ecrivez votre critique)

Temps de lecture estimé de l'article : 2 minute(s) - 5 réactions

Spin-off de Imago Mundi, dans la même veine mais en quatre tomes. On peut l’éviter, même si on aime les pingouins et la planète.

Corbeyran, Braquelaire et Brahy ont déjà livré 10 tomes de la série Imago Mundi entre février 2003 et juin 2007. Pour leur onzième collaboration, après avoir mûrement délibéré, ils décident d'emprunter une direction radicalement nouvelle en s'attaquant à... un spin-off de Imago Mundi ! La différence est subtile puisque l'héroïne est toujours Leia Lewis et le sujet dans le ton de ceux de la série parente (de l'écologie et du suspense). La seule différence, c'est que l'intrigue s'étendra sur quatre tomes au lieu de deux. Ouéé.

Leia, mathématicienne de choc, part avec sa doudoune dans le Grand Nord pour y lutter contre le réchauffement climatique. Le sujet est à la mode, il est également au cœur du dernier album de Léonard. Pas de crossover en vue néanmoins (dommage, on aurait ri), il n'est question que de savoir qui est le vilain fourbe qui se cache parmi les membres de l'équipe (en fait, on se demande surtout qui peut être assez méchant - et surtout assez stupide - pour vouloir favoriser le réchauffement de la planète). De l'écologie et du suspense, on vous a dit.


Comme d'hab, les personnages sont survolés, l'intrigue clichetonneuse et essentiellement vouée à l'exposé d'un problème écologique (façon prospectus militant balourd), et le dessin réaliste sans grande personnalité. On appréciera cependant les pages sans personnage, non seulement parce qu'elle nous épargnent les épouvantables dialogues où les personnages s'accusent mutuellement d'être doués d'humour (ce qui est tristement faux), mais surtout parce que les grands espaces glacés et les pingouins ont beaucoup plus de gueule sous le crayon de Brahy que les blondasses en bikini. On sauvera ainsi neuf pages de plaisir des yeux, ce qui sur 46 constitue un score acceptable. Non pas que le reste soit indigne, mais avec son dessin sans entrain et son intrigue de téléfilm, on ne peut pas dire qu'il y ait de quoi fouetter un chat. Les gros pâtés de dialogues un peu indigestes n'arrangent rien, et on aimerait qu'un choix soit fait une bonne fois pour toutes entre les phylactères ronds et carrés, alternés continuellement sans raison apparente.


Le plus drôle, c'est que les ventes ne seront pas forcément aussi médiocres que le niveau de l'album, pour deux raisons : le brouillage de pistes quant à l'appartenance à la série Imago Mundi (pas spécialement louée pour son originalité débordante), et une couverture magnifique et percutante (et rafraîchissante en une période où le soleil commence à poindre)... De toute façon, le trio d'auteurs a encore trois tomes à fournir, ce n'est donc pas demain la veille que Corbeyran laissera tomber Imago Mundi (ou ses multiples autres séries "faibles") pour se consacrer à des travaux plus personnels.

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