3.5/10Buffy contre les vampires - 1999 - Vacances mortelles

/ Critique - écrit par Islara, le 15/05/2011
Notre verdict : 3.5/10 - Ennui mortel (Ecrivez votre critique)

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Dessins rebutants, scénario fade, décalage trop grand par rapport à la série : comics à éviter autant pour les fans que les néophytes, sauf peut-être s’ils sont américains, car certains aspects doivent leur parler plus qu’à nous.

Si l’édition de Buffy contre les vampires en comics, dans le but de raconter la suite des aventures de l'héroïne après l’ultime saison 7, était une idée enthousiasmante, on est beaucoup plus sceptique sur un comics adapté de la série télé et se déroulant dans le cours chronologique même de la série.

Buffy contre les vampires - 1999 - Vacances mortelles
DR.
En substance, si l’on a quand même droit à des histoires inédites, elles ont lieu en l’occurrence au cœur même de la saison 3 avec la trame que l’on connaît (Buffy lycéenne à Sunnydale, Angel revenu d’un monde infernal, Oz petit copain de Willow qui devient loup-garou 3 jours par mois etc…). Pourquoi ce scepticisme ? Tout simplement parce qu’une adaptation sur un autre support est souvent moins réussie, surtout quand elle va dans ce sens-là, à savoir du média vers le support papier. Il va toujours manquer un détail, un évènement, un personnage, on va toujours trouver quelque chose à redire, car on reste marqué par le support initial. Un tel pari est donc toujours très risqué.

Et il faut bien admettre que ce Buffy-là engrange justement tous les défauts de l’adaptation au lieu de les éviter, même si on a droit (et heureusement) à des histoires inédites (peut-être seul point positif). Primo, à l’exception de la page de couverture, les personnages sont totalement méconnaissables, voire difformes, ce qui est proprement et carrément rebutant. On a du mal ne serait-ce qu’à regarder l’image, ce qui est plutôt gênant pour une bande-dessinée où le travail graphique constitue la moitié de l’œuvre. Buffy The Long Way Home offrait un travail de meilleur qualité sur ce point, la déception n’en est donc que plus aigüe.

Secundo, les histoires sont à la fois bien trop courtes et peu palpitantes, le premier point aggravant le second. Une histoire plus longue aurait permis d’étoffer le scénario et de le rendre prenant. Quand on sait à quel point les épisodes de la série Buffy étaient magistralement bien construits et menés (certains avaient même fait l’objet de critiques remarquables comme l’épisode silencieux de la saison 4), on s’attendait à mieux. Mais, si l’on avait lu la page de garde et constaté que Joss Whedon ne participait pas au scénario comme dans The Long Way Home, on savait en réalité à peu près à quoi s’attendre…

Tertio, l’univers en lui-même, l’ambiance que l’on a connue ne ressort pas, comme elle ressortait de The Long Way Home. Au-delà même du graphisme rebutant, certaines remarques, certains dialogues ne collent pas vraiment avec le Buffy que l’on connaît. Oh, il y a bien la trame générale, Cordelia en poupée superficielle fan de mode, Alex avec toujours le mot pour rire etc., mais arrivé dans le détail, on ressent un décalage.

L’ensemble de ces reproches concerne bien sûr uniquement les fans. Vous me direz alors, qu’en serait-il d’un néophyte ? Ce serait pire, car, même s’il ne serait pas choqué par les visages méconnaissables ou le décalage d’ambiance avec la série, il ne comprendrait rien au fond de l’histoire et au passé des personnages…

Finalement, l’adaptation en petit roman de poche est bien plus attrayante et agréable. Donc, comics à éviter autant pour les fans que les néophytes, sauf peut-être s’ils sont américains, car certains aspects doivent leur parler plus qu’à nous.

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