Grand Angle : Dans mon village on mangeait des chats, La Pin-up du B24 T2

/ Critique - écrit par plienard, le 24/07/2020

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La Pin-up du B24 - Tome 2 : Nose art - note : 8/10

Suite et fin du récit de Jack Manini et Michel Chevereau, La Pin-up du B24, aux éditions Grand Angle. L'histoire d'un pilote de bombardier, Glenn Baxter, qui retrouve l'épave de son avion plusieurs années plus tard et qui espère découvrir pourquoi l'Ali-La-Can  (le surnom donné à la pin-up dessinée sur le fuselage et censée être leur ange gardien) les a lâchés après 37 missions sans égratignures.


© Grand Angle 2020.

 Glenn va enfin savoir ce qu'il s'est déroulé et les raisons du crash. Mais la vérité est parfois dure à entendre et elle va lui demander beaucoup de résistance car pour le découvrir il va devoir frôler la mort.

Un diptyque de très bonne facture qui parvient à nous surprendre par son déroulé et les choix scénaristiques qui sont faits, ce qui rend l'histoire originale et inattendue. Le dessin de Michel Chevereau est expressif et détaillé. On notera le jeu sur les couleurs des couvertures, entre le tome 1 et le tome 2, où Glenn va devoir rentrer dans la partie sombre pour découvrir la vérité.

Après la loi de Kanun, Le poids des nuages, cette nouvelle collaboration entre les deux auteurs nous offre un bon et beau moment de lecture.

 

Dans mon village, on mangeait des chats - note : 7,5,10

Cet album interpelle en premier lieu par son titre et sa couverture. Un jeune garçon, dans ce qui semble être une charcuterie, face à un homme qui est en plein travail, en train de trancher quelque chose. L'ambiance est noire et le gamin au regard dur n'apparaît pas impressionné outre-mesure par la scène qu'on devine.


© Grand Angle 2020.

 Si vous vous laissez aller à feuilleter et à lire cet album, vous découvrirez que le garçon s'appelle Jacques, qu'il va apprendre que le charcutier du coin agrémente ses célèbres pâtés avec de la viande de chat. Il va alors prendre un malin plaisir à provoquer le commerçant par des allusions plus ou moins claires.

Jacques n'est pas foncièrement mauvais, mais le cadre familial dans lequel il vit n'est pas pour lui apporter une ambiance sereine et joyeuse ou d'exemplarité. Un père routier violent, une mère qui vend son corps, c'est le terreau idéal pour mal finir.

Et c'est l'histoire que Philippe Pelaez (Gaultier de Châlus, Oliver et Peter, Alter, Un peu de tarte aux épinards, Puisqu'il faut des hommes) nous raconte avec le dessin sombre et évocateur d'une certaine violence par Porcel (Les Mentors, Les Folies Bergère, Bouffon, Chevalier Brayard).

 


Les couvertures des 2 albums - © Grand Angle 2020.

 

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