Gallimard : L’Année du lièvre T3, La Flamme et l’Orage T2

/ Critique - écrit par plienard, le 06/07/2016

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La tyrannie sur les peuples opprimés est un sujet largement traité dans la bande dessinée. En voici un exemple avec une histoire réelle et une autre fantasmée aux éditions Gallimard.

L’Année du lièvre – Tome 3 : un nouveau départ – note : 7/10

Tian termine son histoire familiale avec ce troisième tome de l’Année du Lièvre aux éditions Gallimard. Pour ceux qui auraient raté les deux premiers albums, il n’est pas trop tard pour bien faire. Nous avions découvert le premier tome en avril 2011, avec la prise de pouvoir des khmers rouges au Cambodge. Et la force du récit (véridique) nous avait alors émus, même si le dessin était quelque peu décevant. Les mêmes louanges et la même critique sont toujours de mises, mais c’est bel et bien grâce au témoignage de la fuite de ses proches que Tian réussit à remporter notre adhésion.


©Gallimard édition 2016.

Ce troisième volume finit finalement bien (sinon Tian ne serait pas là pour nous l’écrire), mais l’horreur et le courage que ses personnages-parents ont subi, force notre admiration. On découvre que dans un monde qui tombe en lambeaux, la meilleure solution est encore la fuite. Mais encore faut-il pouvoir faire confiance à quelqu’un. C'est ici toute la difficulté des migrants : devoir faire confiance dans un monde ou la trahison est devenu un sport national.

 

La Flamme et l’Orage – Tome 2 : Les Alchimistes – note : 6/10

L’avènement du messie est sur le point de se réaliser. Il ne reste plus qu’à la Flamme de mettre en route la formidable machine qui vient d’être construite et qui pourra capturer des centaines d’âmes à la fois. Léor, Carmine et Estevan ont décidé d’empêcher que cela n’arrive. Fort de son pouvoir qu’il maîtrise encore à peine, Léor va trouver quelques alliés inattendus.


©Gallimard édition 2016.

Le tome 2 de la Flamme et l’Orage, aux éditions Gallimard, rentre maintenant dans le vif du sujet. La résistance contre la Flamme s’organise. Le récit de Karim Friha est toujours aussi plaisant. On retrouve son trait fin dans cette histoire simple et classique d’une dictature et d’une opposition qui s’organise, le tout dans un univers fantastique. C’est l’occasion de poser des questions à travers l’album sur l’attitude des populations, son engagement personnel face à la barbarie.


Les couvertures des 2 albums - ©Gallimard édition 2016.

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