Delcourt : Sentinelles T4, 7 merveilles T4

/ Critique - écrit par plienard, le 25/11/2014

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Deux tome 4 pour le prix de deux, ça c’est une affaire. Mais parce qu’ils sont de qualité !

Les sentinelles, tome 4 – note 7.5/10

Xavier Dorison et Enrique Breccia continuent leur série de super-héros à la française en pleine première guerre mondiale. Les éditions Delcourt et les auteurs ne pouvaient pas ne pas nous proposer une nouvelle aventure de Taillefer, Djibouti et Pégase, autrement dit les Sentinelles en cette année de commémoration de la grande guerre. Car ne nous y trompons pas. Cette série est bien un réquisitoire assez violent contre la bêtise humaine et en particulier lorsque qu’elle prend la forme du nationalisme et du militaire.


©Delcourt édition 2014.

Pourtant, l’album débute sur une étonnante attitude de Taillefer. Il ne discute pas les ordres qui vont envoyer les sentinelles dans les  Dardanelles, une plage turque qui ressemble plus à un piège à rat vu que les britanniques y sont bloqués depuis un moment. Mais alors que les français envoient leur super-héros, les allemands (alliés des turcs) leur ont préparé un adversaire digne de ce nom : Cimeterre.

 

7 merveilles, le temple d’Artémis, tome 4 – note 7/10

Après la Statue de Zeus (T1), les jardins de Babylone (T2) et le phare d’Alexandre (T3), la quatrième merveille du monde, Le temple d’Artémis est le cadre d’un nouvel album de la série 7 Merveilles chez Delcourt.

Nous sommes en 356 avant J-C, et le temple d’Artémis est une des plus importants temples consacrés à la déesse grecque de la chasse. Luca Blengino est toujours à la baguette et s’adjoint les services du dessinateur italien Antonio Sarchione (Gold Rush en 2010 et 7 pistoleros en 2012).

©Delcourt édition 2014.

Le scénariste reprend ici les caractéristiques historiques de cette merveille du monde pour alimenter son intrigue : le temple, dont la construction a été financée par Crésus, a fait office de banque et a été victime d’un incendie en 356 av. J.-C. ça c’est pour la grande Histoire. Pour la petite histoire, c’est Antonio Sarchione qui la dessine de manière assez réaliste.

Abder Phenix est un voleur. Il officie avec son compagnon ex-soldat Déméter de Smyrne et vivent de petits larcins. Mais Abder rêve de célébrité. Il veut marquer l’Histoire et les événements vont lui en donner l’occasion. Lysimaque, un ancien créancier escroqué par Abder et aussi un des plus importants brigands commandant des centaines de voleurs. Il veut donc récupérer son argent. C’est en fuyant ses hommes de mains qu’Abder et Déméter vont tomber sur une procession religieuse qui devait se rendre à Éphèse.

En connaissant les faits historiques on se rend compte des petites touches et allusion du scénariste dans cet album plutôt sympathique qui mélange l’action avec une pointe d’humour.

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