Delcourt : Réincarnations T1, Nous les morts T1

/ Critique - écrit par plienard, le 27/05/2015

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La vie après la mort peut amener à de nombreuses interprétations. Ici, les éditions Delcourt vous en proposent deux : la réincarnation et les zombies ...

Réincarnations – Tome 1 : la fondation Kendall – note 6.5/10

Le duo d’auteur Corbeyran et Horne, que l’on a déjà pu voir sur Le maître du jeu, Zodiaque (tome 2, un des meilleurs de la série) ou L’homme de l’année (tome 2) revient avec un nouvel album de série, le tome 1 de Réincarnations. Après le très émouvant et intéressant Malpasset, ils reviennent donc à leur « classique ».


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La toute jeune diplômée en épistémologie, Jasira Malher, est contactée par une mystérieuse femme qui lui propose un job très bien payé. Un peu plus tard, un inconnu lui apporte un courrier avec la photo d’une femme, elle aussi épistémologue, mais décédée mystérieusement.

D’un autre côté, Ben Valvert est chargé de récupérer à n’importe quel prix une mystérieuse boîte récemment découverte sur un chantier archéologique.

Le seul point commun entre ses événements est Clifford Kendall, un mystérieux milliardaire.

Ce premier album est un album de mise en place. On nous présente les différents protagonistes, on introduit des secrets, des non-dits, le tout dans une ambiance qui pourrait rapidement virée à l’ésotérique. Difficile d’émettre un avis définitif pour ce livre. On a les éléments nécessaires à une bonne série, un dessin sympathique. Reste à voir si la série va réussir à se démarquer des autres séries de ses auteurs.

 

Nous, les morts – Tome 1 : les enfants de la peste – 5.5/10

Les zombies ont toujours la côte et nous pouvons dire la même chose des uchronies. Alors, pourquoi ne pas mélanger les deux ? C’est bien le pari de cette saga qui va se décliner en quatre tomes. Ainsi Darko Macan va jongler avec les deux genres tout en collaborant avec Igor Kordey (L’Histoire secrète ou les 30 Deniers) avec lequel, il a déjà travaillé (Soldier X).


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Ainsi, alors que l’Europe pouvait prétendre à la colonisation, l’expansion, tout ça, elle est frappée d’un mal éternel qui transforme sa population en zombie. Figé dans cet état, elle laisse alors au monde la possibilité de se débrouiller sans elle. C’est ainsi que nous retrouvons le monde 500 ans plus tard. Les Incas ont fait du chemin et on conquit leur continent. Avec l’angoisse de sa mort imminente, l’empereur envoie ses meilleurs hommes vers la terre des hommes qui ne meurent pas afin de découvrir le secret de l’immortalité (sans devenir un zombie naturellement). L’idée est séduisante et on nous présente un monde qui soulève bien des questions. Quid de l’Afrique par exemple ou de l’Inde. De même, on sait que l’Asie est toujours debout mais comment est-elle ? A-t’elle subit des assauts de zombies ? Cependant malgré le potentiel de ce monde, nous devons nous contenter d’une présentation des protagonistes nécessaire mais un poil trop longue. Surtout que pour des besoins parfois superflus, nous avons le droit à un ensemble de personnages dénudés ou en train d’uriner. Au lieu de perdre du temps à dessiner cela, nous aurions voulu en apprendre davantage.

En effet, 56 pages, c’est bien court et très vite, on se rend compte que nous n’avons pratiquement rien vu de l’intrigue. Visuellement, c’est du même acabit. On sent le potentiel avec des technologies, une architecture chatoyante mais l’ensemble n’est pas très net. De même, les personnages n’ont pas toujours de visuels forts et les séquences d’actions peinent à les mettre en valeur. La curiosité étant tout de même suscitée, nous surveilleront la suite de ce monde zombie en espérant plus d’histoire et de dynamisme.

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