7.5/10Zodiaque - Tome 2 - Le Secret du Taureau

/ Critique - écrit par plienard, le 02/04/2012
Notre verdict : 7.5/10 - Corbeyran, scénariste en série (Ecrivez votre critique)

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Nos amis du signe du taureau ont enfin le droit à leur horoscope après celui des béliers.


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Argent : Vous jouez, vous gagnez. Une telle chance fait des envieux. Vous allez devenir immensément riche uniquement par instinct.

Travail : Après un temps d’apprentissage, vous réussissez tout ce que vous entreprenez. Vous faites cela avec tellement de facilité que vos adversaires se posent des questions.

Santé : Vous êtes un signe de Terre, vous êtes fort et puissant.

 

Déjà impressionné par le premier album de Zodiaque, consacré au signe du bélier, on passe naturellement au signe suivant, le taureau avec une certaine envie. Les auteurs – toujours Corbeyran au scénario mais avec Horne comme dessinateur – n’en sont pas à leur première collaboration. Horne a participé à la reprise de la série Le maître du jeu et ils ont adapté La métamorphose de Kafka aux éditions Delcourt. On sent d’ailleurs une réelle adéquation entre les auteurs dans l’album, une même convergence vers l’objectif à atteindre, personne ne faisant de l’ombre à l’autre.


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Si à l’époque actuelle, l’histoire d’un trader américain pouvait présager une histoire à la Wall Street , ou liée à la crise que l’on connaît depuis 2008, il n’en est finalement rien. John Bull (le héros) est un jeune homme qui va entrer dans le monde de la finance par la petite porte. Son instinct le pousse à prendre des positions et des décisions qui vont quelquefois à l'encontre de sa responsable. Bien lui en prend, car il réussit à chaque fois. Pourtant cela lui apporte de l’inimitié et de la rancœur de la part de Vicky Gray qui voit du coup sa carrière brisée. Mais quel est donc le secret de la réussite de John Bull ?

Si vous avez déjà lu le premier tome de la série, Le défi du bélier, vous connaissez l’origine de ce secret, mais pas son utilité, même si on le devine aisément au fil des pages. Malgré un début un peu poussif où l’on croit que l’on va se coltiner des jolies gonzesses en mini-jupe toutes les trois cases – pas déplaisant, mais pas très intéressant – on rentre vite dans l’intrigue, happé par le scénario et le dessin. Ce dernier est résolument moderne et réaliste où le trait noir disparaît au profit des ombres portées, aplatissant quelque peu le visage des personnages. Mais rapidement, ce désagrément disparaît.

Le plus grave vient sans doute de la chronologie. Si dans le premier album on s’était offusqué sur le corsage d’un personnage changeant d’une case à l’autre, ici c’est encore plus grave. Aucune erreur dans le dessin (je n’en ai pas vu du moins) mais dans la succession des événements. Le jeune John Bull sortant de l’université, diplômé en 1997 pour trouver un premier job, tomber malade un an et partir à New York et gravir les échelons un à un avant de gagner son premier milliard en ... 1996 !

Une belle bourde qui devrait être réparée dans les rééditions prochaines, à moins que cela ne fasse partie d’une mise en scène imaginée par le scénariste avec une anomalie par album. Pour l’instant, on pensera plutôt à une erreur de date, ce qui devrait faire le bonheur des collectionneurs de premières éditions car la série est promise à un bel avenir vu la qualité des deux premiers albums. Et il n’est pas besoin de lire son horoscope pour en être persuadé.


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