Delcourt : Les fantômes de Neptune T1, USA über alles T2

/ Critique - écrit par plienard, le 02/12/2015

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L’uchronie est un sujet vaste dont les éditions Delcourt se sont fait une spécialité. Les fantômes de Neptune, une toute nouvelle série, et USA über alles en sont la preuve.

Les Fantômes de Neptune – Tome 1 : Kheropis – note : 6.5/10

Alors que Avril et le monde truqué est sorti dernièrement sur nos grands écrans, un autre monde uchronique et steampunk voit le jour. Mais cette fois c’est bien dans le média BD, chez Delcourt, dans un univers un poil plus baroque. Les fantômes de Neptune – c’est le titre de la série – est signé par Valp, de son vrai nom Valérie Pasch, en tant qu’auteure complet.


©Delcourt édition 2015.

Déjà auteure, chez le même éditeur, de la série Ashrel – 4 tomes – on va suivre cette fois une jeune héroïne, Meena, promise à une vie mouvementée de par les responsabilités qu‘elle va devoir assumer.

Beaucoup de choses restent encore mystérieuses après ce premier tome. Mais les bases qui sont jetées devant nos yeux émerveillés promettent des choses intéressantes et captivantes. Le dessin de Valp et sa mise en couleur offrent un bon moment de lecture même si les robots « Metalköpfe » manquent singulièrement de classe.

 

USA über alles – Tome 2 : Base 51 – note : 7/10

Ce deuxième album nous réconcilie avec le premier. On s’éloigne un peu de la stricte aventure uchronique sur la seconde guerre mondiale avec des super armes, en l’occurrence des avions. Le récit se recentre sur le personnage de Nicolas Charlier, l’aviateur français. Joue-t-il un double jeu ? Est-il un partisan des communistes ? Tout est la question car de par ses états de services et son aisance à piloter des avions, il est entré dans un programme ultrasecret qui permettra d’envoyer des bombardiers sur la Russie.


©Delcourt édition 2015.

Initialement prévue pour la série thématique JOUR J – ce que la couverture nous rappelle quand même – ce deuxième album prouve qu’il était nécessaire d’en faire une série à part, un triptyque pour être exact. L’histoire de Jean-Pierre Pécau est très bien mis en image par Maza, le duo qui a déjà à son actif le triptyque Oméga dans JOUR J. Il y est fait d’ailleurs allusion par l’intermédiaire d’un personnage commun : Louis-Ferdinand Céline. Volontaire ou pas, on s’amusera aussi du clin d’œil fait à Hergé et à l’album  Tintin au pays de l’or noir avec la première case où le personnage de Nicolas Charlier au volant de sa voiture décapotable écoute une chanson de Charles Trenet.

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