Spécial Jeunesse chez Dargaud

/ Critique - écrit par plienard, le 02/07/2014

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Trois albums sont sortis chez Dargaud et qui s’adressent essentiellement à un jeune public. Eh oui, la BD pour enfants, ça existe encore.

La famille Pirate, tome 2 – note 7/10


DR.

Pour le peu que vous regardiez la télé et qu’il vous arrive de zapper. Pour le peu que vous ayez en plus des enfants, il est probable que vous soyez déjà tombés dessus par hasard. La famille Pirate est en effet une série jeunesse dans laquelle on suit, comme le titre l’indique, les péripéties d’une famille Pirate. Et dans la famille, je veux, le fils Bigorneau, la fille Scampi, la mère Lucille, le père Victor, l’animal de compagnie Sacamain (c’est un crocodile !), mamie La Poudre et ... Papi Duff.

Ce dernier arrive dans ce second tome pour mettre un peu la discorde dans la famille. Ce vieux pirate débarque à l’impromptu et le père voit d’un mauvais œil l’arrivée de son père (me suis-je bien fait comprendre ?). Pour le reste, Lucille est ravie de rencontrer enfin son beau-père ; Bigorneau se fait une joie d’avoir un grand-père. Quant à Scampi, elle est déjà plus méfiante. Il faut dire qu’elle fait un stage à la gendarmerie pirate. Tout cela sur fond de commémoration du légendaire pirate Max Turtle.

Un album plutôt bien fait, alliant humour et humour (non, non, il n’y a pas d’erreur, la redondance est voulue) avec un peu de conjuration pour épicer l’histoire. Il est signé Aude Picault et Fabrice Parme. La première signe le scénario et le second signe le scénario et le dessin. Vous les avez peut-être déjà lu avec les albums Fanfare pour Aude Picault et « Une aventure de Spirou et Fantasio par » avec Panique en Atlantique pour Fabrice Parme. L’album est plaisant à lire. On retrouve le côté burlesque et nonsensique de la série télévisée. Et s’il s’adresse effectivement à la jeunesse, un « vieux » de mon genre y trouve un certain plaisir à voir caricaturer de célèbres bagarres gauloises.

 

 

La chasse au trésor – note 7/10


DR.

Nous avons déjà eu l’occasion de suivre une aventure de la famille Passiflore, une famille de lapinots élevée par un papa tout seul et leur tante Zinia. Issue d’un énorme succès de livres pour enfants, écrits par Loïc Jouannigot, la Famille Passiflore se décline maintenant en bande dessinée (deux albums aux éditions Dargaud).

Ce nouvel album est, lui, né de la collaboration entre Michel Plessix et Loïc Jouannigot. Et il y a comme une évidence à voir travailler ensemble ces deux bretons. Le premier nous a régalés de ses dessins avec la reprise du roman de Kenneth Graham, Le vent dans les saules, auquel il a ajouté un second cycle Le vent dans les sables. Ces aventures animalières résonnent étonnamment avec celles de la famille Passiflore de par le dessin mais aussi par le thème avec les animaux de la forêt.

Dans cet album, les lapinots Dentdelion, Romarin, Agaric, Pirouette et Mistouflet partent à la recherche du trésor de l’ancêtre Patèle Passiflore. Ils auraient pourtant dû attendre leur père Onésime car la forêt comporte des dangers comme Fétide-le-putois-qui-pue. Mais l’excitation est trop forte. Une charmante aventure à suivre que l’on peut apprécier à n’importe quel âge pour des raisons différentes

 

 

Les elfées, tome 8 – note 5.5/10


DR.

C’est sans doute la bande dessinée qui m’attirait le moins. Clairement destinée aux jeunes filles qui aiment les Winx et autre groupe de jeunes héroïnes fo-folles, la série les elfées a quelques qualités qui ont mis à mal mes aprioris.

Tout d’abord, les dialogues. Je ne me souviens pas avoir déjà lu dans une bande dessinée des mots comme litotes ou oxymores. Il convient donc de se munir de son dictionnaire pour lire la série. C’est en tout cas rare de voir que nos chères têtes blondes ne sont pas prises pour des imbéciles. Ça peut rassurer les parents.

Ensuite, il est question aussi du colonialisme français en Afrique et de patrimoine culturel. Le thème est plutôt sérieux comparé au superficiel que ces héroïnes pourraient engendrer.

Enfin, si le suspens n’est pas totalement insoutenable, il fait en tout cas son effet. Les elfées – quatre jeunes filles qui communiquent avec le monde de la magie – interviewent le poète malien, Léopold Diakité. Ce dernier est en France pour recevoir  officiellement un masque Dogon. Mais un esprit s’échappe de celui-ci durant l’interview et seuls les elfées et le poète s’en rendent compte.

Clairement, si l’album a des qualités, il a aussi certains défauts. Le dessin n’est pas franchement emballant et est un peu trop à l’eau de rose – il faut aimer voir les héroïnes verser une larme à chaque nouvelles extraordinaires –. Il est cependant plaisant pour de jeunes lectrices, ce que je confirme pour l’avoir testé sur une jeune fille de 9 ans qui veut absolument connaître la suite de ce 8ème tome.

C’est une série qui s’adresse à un public bien défini qui sera ravi et impatient d’en connaître la suite.

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