7/10Aya de Yopougon - Tome 6

/ Critique - écrit par plienard, le 27/12/2010
Notre verdict : 7/10 - à hé et à dêh (Ecrivez votre critique)

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Ce sixième tome est la fin de la série Aya de Yopougon. Une série sympathique qui espérons-le continuera avec un deuxième cycle.

Aya est soucieuse. Didier, le beau magistrat, s'intéresse à elle. Si l'intérêt est réciproque, elle a aussi besoin de lui pour accuser son prof de harcèlement et de tentative de viol.
Moussa a été retrouvé par son père et pour le punir d'avoir dilapidé des millions dans la création de bonnes œuvres, il le fait emprisonner au MACA (Maison d'Arrêt Central d'Abidjan). Grégoire a de sérieux soucis. Une foule lui court après, dont certains avec machette ou marteau, pour récupérer l'argent qu'il leur a volé. Son seul salut est d'aller se livrer à la police. Albert va épouser Isidorine. Il ne l'a pas choisie pour sa beauté mais pour ne pas avouer qu'il est homosexuel. Mamadou doit choisir entre Adjoua et sa maîtresse. Celle-ci le fait chanter avec son argent. Innocent est à Paris. Il a avoué son amour à Sébastien mais celui-ci n'y croit pas vraiment.

Les protagonistes de cette histoire sont dans de bien mauvaises positions. Si le début peut paraître compliqué pour ceux qui ne connaissent pas la série (il y a beaucoup de personnages avec de nombreuses intrigues), on rentre vite dans l'histoire. Une double page permet de remettre tout le monde dans le bain. Elle a le mérite de rappeler aux connaisseurs où on avait laissé les personnages et aux autres de faire une description générale des événements. Ce n'est pas superflu. D'autant que les images mettant en scène les personnages s'enchaînent avec un rythme fou. Le livre regorge de quiproquos, de mésententes, de retrouvailles, de mensonges et de vérités. Pourtant Marguerite Abouet parvient à garder une certaine clarté. Elle enchaîne les scénettes comme dans un film ou une série télé. Si bien que les intrigues avancent parallèlement pour terminer par un final qui reste ouvert. En effet, ce tome 6 est bien la fin, mais certainement la fin d'un cycle (pour rassurer les fans).


C'est en tout cas une belle histoire maîtrisée de bout en bout. Elle regorge d'humour mais dénonce aussi quelques réalités : la difficulté d'être homosexuel (pour un français comme pour un ivoirien), le difficile parcours pour obtenir une carte de séjour en France, les mariages forcés. Si les dialogues sont quelquefois difficiles à suivre (malgré le petit lexique de la fin), les « hé », « Dêh » parsèment les phylactères dans des phrases ne suivant pas toujours la grammaire française. C'est pour faire couleur locale, et coller à la réalité. C'est plutôt bien vu et surtout bien fait, même si c'est quelquefois difficile.
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