Les Jours sucrés
L’album est fait avec une telle douceur qu’on ne peut qu’adhérer au comportement d’Eglantine.
Les Jours sucrés figure parmi nos BD les mieux notées.
Eglantine vient d’apprendre la mort de son père qui l’avait abandonnée, elle et sa mère, 17 ans plus tôt. Son retour dans le village de son enfance, Klervi, n’est donc pas pour la ravir plus que cela. Elle veut rapidement régler cette histoire d’héritage et rentrer sur Paris où l’attend un dossier important.

©Dargaud édition 2016.
J’avais envie de qualifier ce récit de pas très original, mais cela aurait été trop dure et critique pour cette belle histoire. Car on prend énormément de plaisir à lire cet album édité chez Dargaud. On a déjà vu ou lu à la télévision ou dans d’autres livres le même genre de péripéties qu’Eglantine va rencontrer. En cela l’histoire n’est pas très originale. Mais aussi étrange que cela puisse paraître, et c’est sans doute là tout le talent des auteurs Loïc Clément et Anne Montel (à qui on doit aussi les Temps des mitaines chez Didier jeunesse), ça fonctionne. L’album est fait avec une telle douceur qu’on ne peut qu’adhérer au comportement d’Eglantine. Elle a le courage de ce qu’on a tous, plus ou moins, rêvé de faire un jour : claquer tout et changer de vie.
On n’a « malheureusement » pas tous un père qui nous a rejeté et une colère rentrée qui ne demande qu’à sortir. Mais ce qui est sûr, c’est qu’on devrait tous avoir cette « banale » histoire dans sa bd-thèque.
Cette critique a d’abord paru dans notre chronique Dargaud : Les Jours sucrés, le Magicien de Whitechapel T3, Arthus Trivium T1.





