Gloria victis T.3 - Némésis
Un petit régal pour les yeux.
L’équipe espagnole Fernandez-Guerrero-Montes continue de nous raconter l’itinéraire de l’aurige Aelio avec le troisième tome de Gloria victis au Lombard.

©Le Lombard édition 2016.
Ce péplum nerveux se penche sur les courses de chars dans une sorte de Michel Vaillant dans l’empire romain. Mais à l’inverse du pilote automobile qui bénéficie de la puissance économique de l’entreprise familiale, Aelio doit batailler pour survivre et devenir conducteur de char. Fils d’un célèbre aurige, mort lors d’une course, Aelio va devenir esclave avant de retrouver sa liberté. S’il a longtemps goûté l’amertume de la défaite, face notamment à son adversaire héréditaire Victor, la donne va quelque peu changer dans le troisième tome où l’ombre paternelle va pouvoir laisser place au talent inné du fils.
Cet avant-dernier album met fin à la descente aux enfers d’Aelio et au début de sa gloire avec un Matteo Guerrero au sommet de son art. Délaissant le côté manga de sa série fantastique Turo, il montre ici la qualité de son trait réaliste et sa qualité de mise en scène avec des découpages toujours différents d’une page à l’autre. Un petit régal pour les yeux.
Cette critique a d’abord paru dans notre chronique LE LOMBARD : Le Chant du cygne T2, Gloria victis T3, Old Pa Anderson.





