Glénat : Le Voyage extraordinaire T12, Elric T6, UCC Dolorès T7

/ Critique - écrit par plienard, le 25/12/2025

Le voyage extraordinaire – Tome 12 – note : 7,5/10

Denis-Pierre Filippi et Silvio Camboni mettent fin au quatrième cycle de leur célèbre saga qui se termine par la même occasion. Les dernières réponses attendues par les fans vont enfin être dévoilées.


© Glénat 2025.

 

Emilie, Noémie et Mathilde sont à la recherche de leurs parents. Aidés par Selim, qui les aide à fuir leurs poursuivants allemands à bord de sa felouque des sables, ils parviennent à franchir une tempête qui cache le moyen d’accéder à une cité cachée. Ils accèdent ainsi au berceau de la civilisation créatrice des technologies obscures. Encore un effort, et quelques robots agressifs, et bientôt ils pourront retrouver leurs parents.

Une belle série fantastique aux superbes couleurs signées Sam et Jessica Bodart. On y retrouve la patte et l’énergie de Denis-Pierre Filippi et Silvio Camboni, les auteurs de Gargouilles, et cette qualité à mettre en action de jeunes aventuriers dans des mondes extraordinaires.

Dans cette série, l’esprit de Jules Verne (jusque dans les couvertures) et steampunk y est bien visible et présent. On rêve à chaque page d’être à la place des personnages. Un bémol peut-être sur une fin plutôt abrupte qui laisse un peu … sur sa faim.

 

Elric – Tome 6 : La sorcière dormante – note : 7/10

Pour le sixième tome de ses aventures, le melnibonéen à l’épée noire est en quête de trouver Tanelorn, une cité mythique. Mais il va devoir apporter son aide à l’impératrice de l’Aube, une gardienne de la Loi qu’il a conbattu toute sa vie.


© Glénat 2025.

 

L’œuvre de Michaël Moorcock est ici adpaté par Julien Blondel, Jean-Luc Cano et Valentin Sécher, des auteurs spécialistes de récits fantastiques, gothique et de dark-fantasy.

Une série qui s’adresse aux érudits des romans de Moorcock tant les personnages des romans et les références dans les textes peuvent rester obscures  aux profanes. Un tome où le loup blanc fait pâle figure face à ses adversaires et où son épée noire l’abandonne. Il faut dire qu’il a tendance à ne pas suivre ses conseils et cela a tendance à énerver l’estoc. C’est que la lame maléfique a son amour-propre. Un Elric spectateur des événements pour un lecteur qui va en prendre plein les yeux niveau dessin.

 

UCC Dolores – Tome 7 : Les ombres d'Okotsha – note : 8/10

Avec le tome 7 de UCC Dolores, Lyse et Didier Tarquin terminent le cycle des sables de Tishala. Leur héroïne doit traverser une cité en ruine infestée par les Ombres, des créatures au toucher mortel, pour récupérer son vaisseau et surtout sa fille Shaël.


© Glénat 2025.

 

Un affrontement final entre Mony et Sharkis sans-peur qui a pris possession de l’UCC Dolorès attend les lecteurs. Mais avant cela, Mony va devoir faire face à des sortes de morts-vivants, convaincre un intégriste de l’aider et prouver aux guerriers wassaïs qu’elle est bien la femme de la situation.

Avec cette série, Lyse et Didier Tarquin ont su créer une série de SF de référence. La comparaison avec Lanfeust est désormais révolue, tant Mony a gagné ses lettres de noblesse. Les auteurs ont réussi à mettre en place un univers complet avec des personnages secondaires auxquels Mony sait laisser la place.

En lisant cette série, des références à Star wars, Albator, Aquablue ou encore Avatar viennent irrémédiablement à l’esprit. Les auteurs ont tout simplement pris le meilleur de celles-ci.

 


Les couvertures des 3 albums - © Glénat 2025.