La Banque T.5 - Troisième génération, 1882-1914
En voulant traiter à la fois de la famille et de l’époque, on survole un peu les deux et tout cela manque un peu de fond, surtout sur les personnages.
Suite de l’extraordinaire épopée dans le monde bancaire par Pierre Boiserie et Philippe Guillaume aux éditions Dargaud avec la troisième génération de la famille Saint-Hubert. C’est aussi l’occasion de faire un petit survol des faits historiques. Nous sommes ici dans les années 1880, après le second empire. Il va donc être question du canal de Panama, de scandales financiers (évidemment) et de tour Eiffel.

©Dargaud édition 2016.
On retrouve les Saint-Hubert, en particulier, Joseph qui prend la main sur la banque familiale. Il fait, d’ailleurs, preuve d’une grande intelligence, sachant être offensif quand il le faut et sait raison garder à d’autres occasions. Il a le nez creux et parfois c’est au détriment de son frère, Achille qui va finir par se lancer dans la politique.
Vous ne connaissez pas la famille Saint-Hubert. Peu importe, cela ne doit pas être un frein à vouloir la découvrir en commençant par ce cinquième tome. Un arbre généalogique vous fait le portrait de la famille avant de suivre leurs frasques et vous aide à identifier les différents personnages et leur psychologie.
Stéphane Brangier est aux dessins de ce troisième triptyque pour un résultat mitigé. S’il rend parfaitement le style de l’époque, les scènes s’enchainent sans réellement de liant. On passe rapidement sur les événements et on peine à se rendre compte de l’évolution dans le temps. Seule indication ? La coupe de cheveu de Joseph qui va raccourcir au fil du temps.
En voulant traiter à la fois de la famille et de l’époque, on survole un peu les deux et tout cela manque un peu de fond, surtout sur les personnages dont la psychologie mériterait d’être creusée.
Cette critique a d’abord paru dans notre chronique Dargaud : La Banque T5, Les Beaux étés T2.





