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5/10The Lust of Us

/ Critique - écrit par Maixent, le 19/08/2018
Notre verdict : 5/10 - L'attaque des zombites (Ecrivez votre critique)

Temps de lecture estimé de l'article : 3 minute(s) - laisser un commentaire

Du sexe. Des Zombies.

Associer des zombies et de l'érotisme ce n'est pas forcèment chose aisée. Certes il y a souvent des gens qui font l'amour de manière compulsive, comme un dernier ode à la vie ou pour contrer l'horreur ambiante mais c'est vraiment très rare, dans la littérature ou les films que des zombies violent des non-morts. Ici, non seulement ils mordent, mais ils aiment aussi beaucoup glisser leur sexe dans les bouches non consentantes de leurs victimes avec tout de même une légère préférence pour la sodomie.


Rick, Daryl, Michonne, Glen et les autres...

 

Tout commence comme une histoire de zombie traditionnelle (mis à part la bite en gros plan à la deuxième case). L'héroïne est surprise par son mari « zombifié ». Elle parvient à s'enfuir et se rend compte que le monde a changé. En effet, en fuite, égarée, le sexe encore dégoulinant du sperme de son amant, choquée, dans les rues désertées à la tombée de la nuit, son premier réflexe est d'aller voir la police. Or, les deux agents qu'elle interpelle sont déjà verdâtre et baveux et se jetent sur elle pour la dévorer... non, pour la violer. Avant qu'une autre femme à moitié nue viennent la sauver de ses tourments qui ne ressemblent pas vraiment à des tourments... Elle est en effet bizarrement consentante dans cette situation des plus répugnante.
Double zombie

 

On apprendra plus tard que « ce qui zombifie » - virus, gaz, eau polluée, on ne sait pas – rend aussi nymphomane, « un besoin vital pour les infectés » et « une obsession pour les immunisées ». Le lecteur attentif aura remarqué l'emploi du féminin pluriel car en effet, seules certaines femmes sont immunisées, les hommes étant tous devenus d'affreux queutard verts dont la pensée se limite à « Mraaaarrrrghh ». Une volonté féministe des auteurs ou un prétexte pour des scènes lesbiennes susceptibles d'exciter ceux qui s'expriment aussi avec des « Mraaaarrrrghh » mais une peau couleur crapaud moisi ?


Entre filles pendant que le zombie n'y est pas

 

Parce qu'il faut tout de même reconnaître que le scénario ne brille pas par son originalité ou son dynamisme. On est loin de l'immersion de The Last of us, chef d'oeuvre du jeu vidéo avec un univers post apocalyptique riche et varié et une qualité graphique difficilement égalée. On est loin également de la qualité scénaristique de Walking Dead que ce soit en version papier ou la série. Et même si un personnage féminin taciturne et armé d'un sabre fait son apparition, Michonne n'a aucune réelle  concurrence. Le tout est servi par un dessin efficace mais sans grandes particularités si ce n'est dans le choix des angles de vue et une efficacité indéniable. Les corps sont bien proportionnés et grâce au traitement de la couleur, comme passée à travers un filtre qui aurait séjourné quelques jours au fond d'un marécage poisseux, on arrive tout de même à apprécier quelques scènes. 

The Lust of us est à prendre pour ce qu'il est. Un pastiche un peu facile de l'univers zombie,prétexte à mettre en scène des filles nues et des scènes de sexe diverses et variées.C'est bourré de défauts, ça ne vole pas très haut, on va pas demander un engagement politique ou un message. C'est du niveau de ces vieux films mêlant gore et sexe avec peu de moyens, faits en rafale pour séduire un public facile. Manque ici, le charme du vintage mais on est dans le même esprit nanard avec ce que cela implique de sympathie pour le genre. 

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