6/10Sparte - Tome 1 - Ne jamais demander grâce

/ Critique - écrit par plienard, le 26/08/2011
Notre verdict : 6/10 - Bon dimanche à Sparte ! (Ecrivez votre critique)

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Agesilas, le meilleur spartiate, est recherché par Diodore, le meilleur chasseur de prime. Mais cela n’en fait pas pour autant la meilleure histoire.

Sparte, plus que le nom d’une ville, c’est un mythe mis parfaitement en lumière par 300, la bande dessinée de Frank Miller et le film adapté de la bande dessinée.
DR.
Avec ces références, on idéalise un état d’esprit : être spartiate, c’est être un combattant (je parle pour le sexe masculin, bien sûr), un soldat parmi les meilleurs qui soient. L’album de Patrick Weber et Christophe Simon, respectivement au scénario et au dessin, va utiliser cette culture, c’est en tout cas ce que la couverture laisse présager. Elle fait croire à quelques batailles, des hommes qui en ont, même s’il faut le dire, elle est un peu terne.

L’histoire, quant à elle, sans être originale, est plutôt plaisante. Agesilas, le spartiate le plus adulé du moment, combat le pouvoir en place, personnalisé par Nabis. Ce dernier s’attire l’antipathie du héros national par son attitude fourbe qui met à mal les valeurs spartiates :
Premier commandement du spartiate.
un bon spartiate ne se plaint pas, un spartiate doit pouvoir éprouver la résistance et le refus, un spartiate préfère mourir que de se faire prendre ... Et Nabis fait appel au meilleur chasseur de prime qui soit, l’hilote Diodore (les hilotes sont une population asservie aux spartiates). Le meilleur spartiate, le meilleur chasseur de prime, le tout dans une même histoire, on est vernis !

Côté dessin, c’est un peu l’expectative. Si vous trouvez qu’il rappelle le dessin de Jacques Martin vous ne vous tromperez pas de beaucoup. Christophe Simon fera parti du studio Martin, le père d’Alix. Après avoir pris le dessin d’Orion, et de Lefranc, il réalisera le 25ème Alix, C’était à Khorsabad (2006 chez Casterman), et ensuite avec Patrick Weber, les 26ème et 27ème épisodes d’Alix, L’ibère (2007 chez Casterman) et Le démon du pharos (2008 chez Casterman).

Alors, une aventure testostéronée dessinée par un auteur d’Alix, est-ce que ça marche ? Si on est un peu déçu par le côté très propre du dessin, il est honnête de dire que cela est plutôt agréable à lire. Le dessinateur s’affranchit des cases et n’hésitent pas à les éclater pour donner plus d’ampleur, de punch et de mouvement.

Au final, on n’a pas une histoire militaire faite d’affrontement, mais plutôt une histoire d’hommes, de trahison et de filiation. En nous prenant à contre-pied, les auteurs réussissent à nous intéresser, même si la vraie nature d’Agesilas laisse dubitatif.


DR.

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