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2/10Nassao - Souvenirs de voyage

/ Critique - écrit par Maixent, le 23/03/2014
Notre verdict : 2/10 - Vahiné c'est gonflant (Ecrivez votre critique)

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L'histoire de l'exotique Nassao s'arrête avec ce deuxième tome qui n'a pas réussi à donner plus d'ampleur au personnage et à son univers

On espérait plus de ce deuxième tome de Nassao mais il n’est que la continuité du premier avec quelque chose de plus brouillon encore. On retrouve notre équipe d’entomologistes  qui ont pris leur quartier et leurs habitudes sur l’île à laquelle va s’adjoindre une autre équipe de scientifiques intéressée par les richesses du sol et menée par une sculpturale blonde à lunettes. Pendant ce temps, les natifs continuent de s’envoyer en l’air dès que l’occasion s’en présente  tandis que le rituel de fécondation qui a lieu chaque année est mis à mal par des pouvoirs magiques ancestraux.


Le rituel de fécondation bat son plein

L’impression première est celle de la confusion. Une ribambelle de personnages qui s’agitent dans tous les sens comme dans une orgie mise en scène par un chorégraphe fou. A telle point que l’on ne sait plus vraiment qui trompe qui et quels sont les enjeux de ces scènes de sexe à répétition. D’autant plus que les personnages eux-mêmes ne se soucient pas vraiment de leurs partenaires, parfaitement interchangeables. Au milieu de ça, on ajoute une guerre entre les deux peuples se partageant l’île et le débarquement des hommes pour le rituel de fécondation et on a un joyeux bordel qui ne sert que de prétexte à mettre les indigènes dans des positions scabreuses. Tout cet aspect vaudeville est très vite lassant comme cette jeune fille dont le collier se prend au sexe d’un homme lors d’une fellation ce qui entraine un gag facile et inutile. On tombe carrément dans le scabreux quand, lors
Une sauterelle comme monture

d’un flash-back, un homme  achève un cunnilingus et s’écrie en se relevant, le visage maculé de sang : « Tes ragnagnas sont de retour ! ». Et n’oublions pas bien sûr la présence d’une sauterelle géante qui sert de monture à l’héroïne.

A cela s’adjoint un dessin mou, comme si tous les corps étaient faits de guimauve avec aucun traitement des textures. De grands aplats de couleur avec seulement quelques ombres qui tentent péniblement de donner un semblant de volume à un dessin sans profondeur. Les corps sont grotesques avec un irrespect des proportions et pas seulement en ce qui concerne les sexes et les seins comme souvent dans la bande dessinée érotique mais sur tout le corps. Comme un rejet des règles de base du dessin. Du coup l’aspect érotique est biaisé et il est difficile de ressentir de l’excitation pour ces êtres étranges à mi-chemin entre le mollusque et l’homme. 

Le mythe du bon sauvage est bien mis à mal dans cet ouvrage avec certes une pensée plutôt écologique et sympathique  partant d’un bon sentiment mais tellement foutraque qu’il n’en ressort plus grand-chose. On ne s’attache pas aux personnages, tous un peu limités tout de même, ayant mis leur cerveau entre parenthèse au profit de ce qu’ils ont entre les jambes. Et au final tout ce travail un peu bordélique ne réussit pas à faire une bonne histoire.

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