7.5/10Marvel Noir - Des héros contre la dépression !

/ Critique - écrit par Canette Ultra, le 30/01/2013
Notre verdict : 7.5/10 - Noir intense ! (Ecrivez votre critique)

Temps de lecture estimé de l'article : 3 minute(s) - 2 réactions

L’ambiance Marvel Noir a permis de mettre en lumière nos personnages favoris sous un nouvel angle. Souvent sombres et dans une ambiance où les pouvoirs ne sont pas mirobolants, nos héros ont démontré que leurs capacités spéciales n’étaient pas qu’une question de pouvoir. Un recueil vient regrouper les aventures de deux héros bien connus de tous : Spider-Man et Daredevil. Certes, les deux New Yorkais vont avoir quelques pouvoirs mais comme dirait l’un des deux : ils vont surtout avoir une grande responsabilité.


Spidey bosse et Ness Café !
Spider-Man Noir reprend les débuts Noir du héros, ainsi qu’une histoire visant à le montrer après ses premiers pas. Pour ce faire, nous avons la collaboration de David Hine et Fabrice Sapolski. Si le second nom vous est moins familier, Hine, quant à lui est un habitué des super-héros. Il a même déjà œuvré sur Spider-Man. Il connaît donc bien notre héros. Sapolski est l’homme derrière les grandes idées de cette histoire sur l’Araignée. Et premier bon point : on ne va pas revivre une énième fois la mort de l’oncle Ben. Dès le début, Ben est mort. C’est un autre Ben que Peter Parker va rencontrer et qui va faire découvrir au jeune homme les bas-fonds d’une ville en pleine crise économique suite au crash de 1929.

Peter, jeune défavorisé est en rébellion contre ce système et il voudrait agir sans savoir exactement comment le faire. Ben Urich va ainsi devenir le mentor du jeune homme en lui apprenant le dur métier de journaliste. Naturellement, Peter va acquérir des capacités hors normes mais c’est surtout sa rage de justice qui va le guider. Le Peter de cette histoire n’a rien d’un bout en train toujours prêt à sortir un bon jeu de mots. Il est dans la rage, la douleur et l’envie d’aider.

C’est intéressant de voir un Spider-Man sombre dans une ville qui l’est tout autant. Il croisera le chemin de ses ennemis habituels comme le Bouffon, Kraven, le Vautour ou encore le Caméléon. Dans ce monde, ils seront autant bêtes de foire que sadique. Le Vautour sera particulièrement inquiétant en cannibale. La seconde histoire sera centrée sur Octopus. Le docteur sera un ennemi pervers dont les penchants nazis vont toucher des amis de Peter Parker de plein fouet. Un chapitre intéressant où le climat tendu parvient à être presque palpable. Dans ces deux histoires, l’excellent travail de Carmine Di Giandomenico fait mouche. Il parvient à donner à New York des allures de cartes postales comme avec la séquence sur le pont de Brooklyn mais il arrive surtout à insuffler une ambiance digne de Gotham City dans les rues et les buildings tant tout y paraît sombre et corrompu. Les séquences d’action sont par ailleurs rondement menées et les réflexes du héros sont mis en avant de façon intéressante.


Hey mais c'est D.D. !
Daredevil de son côté fait dans le classique. On retrouve tous les ingrédients classiques du héros mais dans les années 30. La seule différence vient du contexte qui ne lui permet pas d’être avocat. Il est donc l’associé de Foggy qui est détective privé. Pour le reste, c’est du copié collé. On retrouve Hell’s Kitchen, le Caïd, Elektra, Bullsey et les dons d’acrobate aveugle de Matt Murdock. Alex Irvine aurait pu creuser un peu plus l’idée de l’homme sans peur. Du coup, nous sommes dans une histoire qui ne dénote pas beaucoup de l’univers habituel du héros. C’est bien loin du travail effectué sur les X-Men Noir ou sur Spider-Man Noir. Visuellement, on retrouve une image assez vieille école qui rappellera les débuts de Miller sur la série au cours des années 80. Tomm Coker est à l’œuvre et si les décors sont plutôt réussis, le reste est trop classique pour véritablement conquérir le lecteur. On ne passe pas un mauvais moment mais on ne retrouve pas, comme dans d’autres séries sur ce thème, le côté Noir. Certes, on a un détective privé, une belle en détresse et un héros mais il manque l’ambiance qui entoure ce genre. Ce recueil est tout de même une belle idée. Daredevil peine à convaincre mais le travail effectué sur Spider-Man est suffisamment brillant pour mériter que l’on découvre ce recueil.


Le costume est plus discret et classe que le collant rouge et bleu !

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