7.5/10Lady Mechanika - Tome 2 - Révélations

/ Critique - écrit par Maixent, le 31/10/2016
Notre verdict : 7.5/10 - Uniforme mécanique (Ecrivez votre critique)

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Le mystère s'épaissit

Toujours à la recherche de son passé, Lady Mechanika poursuit son investigation, ce qui sonne la fin du premier arc narratif de cette créature hybride et séduisante dans un monde de magie et de sciences.


L'ennemi mystérieux

 

Les réponses se trouvent sans doute dans l’hélio-krak, sorte de Nautilus volant, entre  le zeppelin et  vaisseau fantôme. Grâce à l’aide de son acolyte, le Dr Lewis et de sa machine semblable à celle de Falcon, elle parvient à monter à bord pendant le bal masqué donné pour l’inauguration où elle retrouve  Monsieur Gitano et sa fille Arlequine  que l’on avait déjà croisés au cirque des Roms dans le précédent tome. Ensemble ils découvrent le laboratoire et les autres enfants disparus de Gitano. Angelo n’est plus, devenu une bête mécanique sans plus rien d’humain, sorte de grosse araignée mue uniquement par des pulsions meurtrières. Seraphina que l’on croyait morte et de nouveau tuée puis ressuscitée par Caïn, personnage mystérieux lié au cruel Blackpool mais qui disparaitra sans donner beaucoup d’indices. Au final le mystère s’épaissit, des transformations liées au sang des Roms et la mécanique. Et tandis que Seraphina  s’enfuit dans la nuit avec des ailes mécaniques qui lui ont poussées dans le dos comme par magie,  nos héros se préparent déjà à de nouvelles aventures.

Benitez pose vraiment les bases d’un univers riche, et envoûtant. Si cette phase d’exposition est parfois complexe, il est évident que lui sait très bien vers où il mène le lecteur et prend plaisir dans les rouages complexes de la narration et du mystère. Caïn est l’archétype même du personnage mystérieux et surpuissant. Arborant un look assez proche du Tuxedo Mask dans Sailor Moon, il est la clé de cet univers mais à la manière du professeur Moriarty disparait toujours sans laisser de traces, tirant les ficelles dans l’ombre. Ce second tome est donc plus frustrant que le précédent, donnant beaucoup de pistes au lecteur mais peu de réponses concrétes, ce qui lui fait attendre la suite avec encore plus impatience. Il y a cependant beaucoup d’action , ce qui fait de ce deuxième tome un album riche et complet et non pas seulement une album de transition.

Il est maintenant clair que ces deux premiers tomes sont des tomes
Au combat

 

d’exposition, visant à présenter notre héroïne, mi-femme, mi-machine mais que les auteurs n’en resteront pas là. En effet, des histoires indépendantes du récit principal sont prévues pour la suite afin de séduire un lectorat qui aurait pris le temps en route, tout en  donnant des nouveaux indices aux anciens lecteurs sur l’intrigue de fond et les personnages importants et mystérieux qui sont apparus jusque-là. Il s’agit là du principe même de la série, selon un schéma qui a fait ses preuves, une intrigue principale et des intrigues secondaires ; le tout s’emboitant parfaitement pour former un tout cohérent et addictif. Il est cependant regrettable que sur les 112 pages de ce tome 2, près de la moitié sont consacrées aux croquis, portraits de Lady Mechanika par divers artistes, la « bande-annonce » du prochain numéro à paraître, voire publicité d’un autre album des mêmes auteurs. Le procédé est courant et parfois intéressant, notamment les croquis avec différents choix vestimentaires, ce qui est l’un des points fort de l’héroïne, mais là, poussé à l’extrême on se sent un peu volé.

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