5.5/10Garage Isidore - Tome 14 - Rallye en folie

/ Critique - écrit par plienard, le 13/02/2011
Notre verdict : 5.5/10 - Les routes ensablées de l’humour (Ecrivez votre critique)

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Isidore décide de participer à un rallye pour échapper à son abruti d’apprenti. Le seul problème, c’est qu’il le suit avec son frère jumeau.

Isidore n’en peut plus. Il va péter une bielle. Son jeune apprenti, Chris, l’équivalent du disciple de Léonard, prouve chaque jour un peu plus son incapacité à travailler. Seules les menaces de mort arrivent encore à le faire réagir. Mais trop, c’est trop. Quand Isidore doit se confronter à un client un peu trop pressé, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Il en profite pour partir faire un rallye en Afrique. Ce qu’il n’avait pas prévu, c’est que son apprenti le suivrait pour faire l’assistance technique.


DR.
Gilson emmène ses lecteurs sur les routes ensablées des rallyes africains. C’est l’occasion pour mettre son garagiste dans des situations hilarantes et impossibles. Embarqué dans une sorte de Paris-Dakar, dont on ne saura jamais le nom, il sera, à la fois, ensablé (running gag qui parcourt l’album), va utiliser 19 moteurs, être arrêté à 10 mètres de la ligne d’arrivée, finir une étape avec un jour de retard, avoir la voiture écrasée ou prendre feu ou encore être totalement perdu.

Chris ne sera pas en reste. Sa gentillesse étant aussi grande que sa bêtise, on comprend presque l’amitié qu’Isidore semble éprouver pour lui. Toujours est-il que maintenant, ils sont deux ! Chris a un frère jumeau. Et si pour Freddy (le sosie de Blutch des Tuniques bleues), le copilote d’Isidore, il y a « plus dans deux têtes que dans une ». Isidore, lui, pense que la « multiplication du vide » est impossible.


DR.
Il y a quelques jeux de mots drôles qui font sourire comme « l’art de casser les bornes » (je vous laisse retrouver la bonne formule) et un scénario cohérent avec le lien entre chaque page de gag qui est le rallye. Et cette manière de faire est assez plaisante. Tout cela donne un sens à l’album. Pour autant, cela n’en fait pas la BD du siècle. Loin s’en faut. Le début est assez poussif avec des gags qui ne sont pas drôles, quand d’autres sont prévisibles. Le gag, quand ils sont perdu en pleine cambrousse française est atterrant. Quant à la bêtise de Chris, elle est parfois affligeante, souvent énervante et surtout peu crédible.

Pourtant, les gags demandent quelquefois à être relus. Ainsi, on découvre quelques hommages à Franquin et son Gaston ou encore à Hergé. Gilson est à son quatorzième Isidore au scénario et à son troisième dessinateur. Après Olis et Stedo, Sikorski signe ici son troisième Garage Isidore dans un style très classique pour le genre. Aux couleurs, on retrouve toujours Cerise.

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