Soleil : Les Savants T1, Léo Loden T24, L’Aéropostale : Saint-Exupéry

/ Critique - écrit par plienard, le 03/04/2016

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Deux enquêtes et une biographie attendue composent cette chronique.

Les Savants – Tome 1 : Ferrare 1512, du plomb en or – note : 7.5/10

La collection Quadrants des éditions Soleil propose une nouvelle série thématique, Les savants, par Luca Blengino. Un auteur qu’on voit souvent ces derniers temps après être déjà à l’origine de la série 7 Merveilles et du triptyque R.U.S.T. dont le deuxième vient de paraître chez Delcourt.


©Soleil édition 2016.

Il est ici accompagné du dessinateur Stefano Carloni, soit deux italiens pour une histoire qui se déroule à Ferrare en Italie.

Nous sommes en 1512, et Copernic qui n’a pas encore décrit toute sa théorie sur l’astronomie, vient donner des conférences à l’université de Ferrare devant un parterre d’étudiants parmi les plus érudits d’Europe. Hélas, un professeur vient de se faire assassiner après qu’un étudiant s’est suicidé dans des circonstances mystérieuses quelques jours plus tôt. L’astronome polonais se met à mener l’enquête accompagné d’un étudiant turbulent mais terriblement intelligent.

Une enquête passionnante en plein 16ème siècle et où l’icône de Copernic ajoute du piment au récit. On adhère tout de suite au principe. Le dessin de Stefano Carloni est en tout point excellent. Tout cela lance la série merveilleusement où il sera question d’enquêtes avec des êtres illustres. On attend la suite impatiemment, si elle du même accabit.

 

Léo Loden – Tome 24 : Les cigales du pharaon – note : 7/10

Si je vous dis que le personnage principal est roux et qu’il est sorti de l’imagination fertile de Christophe Arleston, vous pourriez penser que l’on va vous parler d’un nouvel album de Lanfeust. Et vous feriez une erreur. Car s’il y a bien une similitude capillaire, la comparaison s’arrête là. Léo Loden en est à sa vingt-quatrième aventure – il n’a rien à envier à son alter-ego troyen – et mène ses enquêtes à notre époque. Ancien flic devenu privé, il est accompagné de Tonton, un ancien capitaine de chalutier, et de Marlène Soral, sa compagne enceinte de jumeaux et commandant à la PJ de Marseille.


©Soleil édition 2016.

Le couple a besoin de quelques jours de repos et l’invitation de leur ami René Boyer, ancien flic lui-aussi, dans sa villa dans le Lubéron, est une aubaine. Même si tonton ne se prive pas pour les accompagner. L’invitation est un peu intéressée car René doit partir quelques jours pour le rallye des cigales, une prestigieuse course de traction avant dont il est le lauréat depuis quelques années. Pourtant sa participation se voit compromise par le vol de sa voiture fétiche. Il trouve heureusement une solution grâce à un participant dans le plâtre qui lui prête une voiture. Mais Léo et ses amis se mettent dans l’idée de l’accompagner pour le protéger.

Amour, humour, amitiés, soleil et enquêtes rythment cette sympathique aventure dessinée par Serge Carrère et scénarisée par le duo Arleston et Loïc Nicoloff depuis le tome 16. Une enquête décontractée mais plutôt palpitante qui nous emmène sur de fausses pistes à de nombreuses reprises. Et où le soleil de Provence invite à la détente avec cette bonne aventure.

 

L’Aéropostale, des pilotes de légende – Tome 4 : Saint-Exupéry – note : 6/10

La sympathique série sur les pilotes qui ont forgé la réputation de l’aéropostale en est à son quatrième album. Et comme on s’y attendait un peu, il est, cette fois, consacré au légendaire Saint-Exupéry. Si l’homme est surtout connu pour ses romans Vol de Nuit et surtout le Petit prince (deuxième livre le plus vendu au monde après la Bible), il est aussi un fantastique aviateur qui a disparu en Juillet 1944 lors d’un vol de reconnaissance au-dessus de la France occupée.


©Soleil édition 2016.

Mais cet album ne traite pas de sa disparition et revient sur ses années dans l’aéropostale, en même temps qu’il fait le portrait d’un homme viril et sûr de ses convictions. Un homme qui aimait la vitesse, mais aussi, et c’est plus étonnant, le spiritisme et l’hypnose. On est loin de l’image que l’on peut se faire d’un écrivain qui a écrit le petit prince et c’est donc une réelle découverte.

Cependant, l’album pêche un peu par son récit qui multiplie les petites anecdotes peu connues du grand public mais qui manquent d’une réelle dramaturgie. Il reste qu’elles sont parfaitement égrenées et même si on passe de l’une à l’autre sans transition, on comprend qu’elles sont là pour décrire un homme hors-du-commun. Et c’est ce qui laisse le lecteur sur sa faim : l’album apparaît trop petit pour un homme d’une telle envergure.


Les couvertures des 3 albums - ©Soleil édition 2016.

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