Soleil : Conquêtes T6, Breizh T6

/ Critique - écrit par plienard, le 09/12/2020

Temps de lecture estimé de l'article : 3 minute(s) - laisser un commentaire

On mise sur le 6 !

Breizh - Tome 6 : Anne de Bretagne - note : 7,5/10

Si vous aimez la Bretagne, l'histoire et la bande dessinée, la série Breizh aux éditions Soleil est faite pour vous. Écrite par Thierry Jigourel, spécialiste de la Bretagne et du monde celte, elle retrace différentes époques de la Bretagne selon un découpage chronologique. Chaque tome qui la compose est autonome. Ainsi, ce sixième album est centralisé autour d'Anne de Bretagne, un personnage toujours présent dans le coeur des bretons. Et à la lecture de l'album, on va mieux cerner pourquoi, et cette fierté toujours actuelle de revendiquer une forme d'autonomie.


© Soleil 2020.

 

Un album consacré à Anne de Bretagne, mais pas que ! Il faudra, en effet, attendre la page 23 avant de voir sa naissance. Sur un album de 54 pages, cela peut paraître long avant d'arriver au sujet principal. Mais si l'album est centré sur Anne, la série est centrée sur la Bretagne. Et la vingtaine de pages précédentes, revient sur les presque 110 années qui ont précédées, du traité de Guérande en 1365 jusqu'à la naissance de la duchesse en 1477. Des pages qui permettent de retranscrire l'époque et le contexte.

L'album est dessiné par Christophe Babonneau, breton bien évidemment, qui de son trait fin et détaillé, s'essaie à en mettre le maximum dans des pages envahies par le texte. Et il s'en tire avec les honneurs.

 

Conquêtes - Tome 6 : Adonaï - note : 7/10

L'homme a quitté la planète Terre devenue inhabitable. L'humanité n'a pas eu d'autres choix que de partir à travers l'espace pour rejoindre différentes exoplanètes identifiées comme habitables.

La sixième planète s'appelle Adonaï. C'est la destination de la colonie russe. Mais derrière ses caractéristiques idéales - eau, oxygène, forêts immenses - se cachent une réalité plus compliquée : une race autochtone particulièrement agressive qu'ils surnomment les caméléons compte-tenu de leurs capacités à se rendre indétectables dans la forêt. Grâce à ses états de service, le sergent Orlov est tout fraîchement promu sous-lieutenant. Avec son fidèle second, le sergent Stigler, ils vont devoir réformer une équipe en moins d'une semaine pour retourner sur le terrain.


© Soleil 2020.

 

Un récit classique, du type les sept salopards en vacances sur une planète hostile : Najla qui veut venger son père tué par les caméléons ; Pietr le bricoleur qui aime la castagne ; Odine le bon soldat jamais au bon endroit ; Tchaïka qui a tué son père qui l'avait mise sur le trottoir à coup de batte de baseball ; Tokarev un champion de tir longue distance ; Boris le sociopathe de service ; et Mila la jolie infirmière qui vient de cramer les parties du docteur Lejov à coup de défibrillateur. Et avec cette fine équipe, ils vont aller de découvertes en découvertes.

Ce remake des sept mercenaires est à la fois palpitant et irritant. Palpitant dans son côté découverte d'une nouvelle planète et de ses espèces. On est entre Avatar et Predator. Les dessins de Bertrand Benoît sont superbes. Précis et détaillés, il nous plonge littéralement dans cette planète. J'ai personnellement un faible pour ses décors dans la forêt et ses caméléons.

Irritant car les dialogues, aussi bon soient-ils, sombrent facilement dans la grossièreté. On est évidemment dans une salle guerre - c'est un peu le Viêt-Nam spatial pour les Russes - et les textes permettent effectivement de donner le ton et l'ambiance. Cependant, c'est tellement systématique que ça en devient caricatural.

 


Les couvertures des 2 albums - © Soleil 2020.

 

A découvrir

Vous pouvez aussi découvrir d'autres excellents articles sur Krinein, comme celui-ci : Androïdes – Tome 2 : Heureux qui comme Ulysse