Grand Angle : Les compagnons de la Libération T1 & 2, La fille de l'exposition universelle T2, Jean de Florette T2

/ Critique - écrit par plienard, le 17/07/2019

Temps de lecture estimé de l'article : 4 minute(s) - laisser un commentaire

Les compagnons de la libération - Général Leclerc et Pierre Mesmer - note : 8/10

Les éditions Grand Angle lancent une collection thématique historique sur les compagnons de la libération en ce mois de juin 2019, soit près de 79 ans après l'appel du Général de Gaulle.


© Grand Angle 2019.

 

Les deux premiers tomes sont consacrés au Général Leclerc, et à Pierre Mesmer, deux one-shots (ou récits complets) sur deux figures des compagnons de libération (qui sont 1038 au total).

L'occasion pour Jean-Yves Le Naour (Verdun, Les taxis de la Marne) et Frédéric Blier (Amère patrie chez Aire libre) de revenir sur un fait d'arme du Général Leclerc qui créera sa renommée militaire : la première victoire française à la bataille de Koufra sur un ennemi supérieur en nombre.


© Grand Angle 2019.

 

La seconde équipe d'auteurs, Catherine Valenti (qui signe sa première bande dessinée) et Philippe Tarnal (Le crépuscule des braves, Le courrier de Casablanca) reviennent sur le parcours de Pierre Mesmer, de son désir de continuer le combat malgré la reddition de la France, de son engagement dans la légion.

Ces deux premiers albums sont un bel hommage à deux hommes au parcours exceptionnel, à l'engagement vrai et fort. On perçoit parfaitement leur farouche volonté et leur patriotisme, mais aussi leur caractère personnel : Leclerc toujours empressé et Messmer plus posé. Deux profils opposés pour un projet commun : libérer la France !

 

La fille de l'exposition universelle - Tome 2 : Paris 1867 - note : 7,5/10

Deuxième titre de la série, après Paris 1855, la seconde exposition universelle de Paris en 1867 sert de nouveau de cadre à l'aventure de la jolie voyante, Julie Petit-Clou. Elle a maintenant 24 ans, et tout le monde, les hommes en particulier, se pressent pour qu'elle leur prédise l'avenir. Il faut dire qu'elle est plutôt jolie, Julie. Il y a le beau Arthur Delair, le pilote de bâteau-mouche, les jumeaux anarchistes, le prince russe illégitime ... Tous ont quelque chose à demander à Julie et tous ont quelque chose à cacher. Et lorsqu'une première tentative d'assassinat sur l'empereur russe échoue, les suspects s'avèrent nombreux.


© Grand Angle 2019.

 

Jack Manini (La pin-up du B24, SOS Lusitania) et Etienne Willem (Vieille Bruyère, Bas de soie chez Paquet) signent une série enlevée avec une idée originale, celle de retrouver leur héroïne à chaque nouvelle exposition universelle, et donc de la faire vieillir ce qui n'est pas courant en bande dessinée.

On la voit ainsi grandir, dans des contextes politiques différents. Toujours prêtes à rendre service, elle va se retrouver en plein milieu de différentes intrigues bien malgré elle. Elle cherche à satisfaire les gens qu'elle aime. Mais ce n'est pas possible et les attentats contre l'empereur vont vite la concerner. L'histoire ne manque pas de ressorts et d'humour et la fin étonnera bon nombre de lecteurs.

 

Jean de Florette - 2ème partie - note : 8,5/10

Nous avons déjà eu l'occasion de le dire et il semble bien qu'on le redira encore de nombreuses fois, l'adaptation de l'œuvre de Marcel Pagnol en bande dessinée par les éditions Grand Angle (petite sœur des éditions Bamboo) est une vraie réussite.


© Grand Angle 2019.

 

Et n'en déplaise aux grincheux, si l'œuvre de Pagnol est remarquable, cela ne va pas de soi en bande dessinée. Car l'adaptation de roman est parfois difficile. Mais ici, fort de l'aval de la famille Pagnol, et du petit-fils  Nicolas Pagnol, Serge Scotto et Eric Stoffel réussissent à garder l'ambiance provençale et respecter l'univers des livres de Marcel Pagnol. Le plus délicat était aussi de trouver le bon dessinateur. Ici, c'est une femme, Christelle Galland, pour l'adaptation de Jean de Florette, un des romans les plus connus de l'écrivain. Une lourde responsabilité dont elle s'acquitte avec les honneurs. On y retrouve la joie de Jean de Florette et de sa famille lorsqu'elle démarre son projet ; le cynisme du Papet et d'Ugolin à attendre qu'ils échouent ; puis vient l'entêtement de Jean, persuadé qu'il va réussir. On passe ainsi de la joie de vivre à la tristesse et jusqu'au drame, de la lumière à l'obscurité.

Les couleurs de Yoann Guillé sont fantastiques. Bref, toujours rien à redire sur cette série.

 


Les couvertures des 4 albums - © Grand Angle 2019.

 

A découvrir

Vous pouvez aussi découvrir d'autres excellents articles sur Krinein, comme celui-ci : Androïdes – Tome 2 : Heureux qui comme Ulysse