Gallimard : La Flamme et l'Orage T3, C'est pas du polar …mais ça craint quand même, Marco & Co

/ Critique - écrit par plienard, le 17/10/2018

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Trois albums réussis chez Gallimard.

La flamme et l'orage - Tome 3 : Le vent de la révolte - note : 7,5/10

À la fin du tome précédent (tome 2), on avait laissé Léor dans un bien triste état. Son pouvoir avait enfin révélé toute sa puissance et lui avait permis de se sortir du piège tendu par les forces de la Flamme. Mais dans l'affrontement, Mikel, celui à qui il devait la vie, a trouvé la mort. Sa démonstration de force l'a fortement épuisé mais il a fait naître un nouveau sentiment dans la population : l'espoir. Un sentiment que la résistance compte mettre à profit.


© Gallimard bd 2018.

 Ce tome 3 vient clore une série particulièrement sympathique par ses personnages, son dessin et ses événements. Si le sujet principal - la résistance face à une dictature - est somme toute classique, son déroulé et son traitement est plutôt original. Karim Friha réussit une belle série (après déjà Le Réveil du Zelphyre).

 

C'est pas du polar … mais ça craint quand même - note : 7,5/10

Bruno Heitz est de retour avec son anti-héros, sorte de looser patenté, qui se retrouve toujours dans des situations incroyables, le tout aux éditions Gallimard. Un personnage à l'ancienne comme sait si bien le faire l'auteur, à qui il n'arrive que des déboires et qui lui tombent dessus sans qu'il ne les aie réellement chercher.


© Gallimard bd 2018.

  Et c'est ainsi qu'il se retrouve embarqué par une ex-copine et son nouveau jules, un journaliste, à faire chanter un écrivain de polar de renom à la retraite, pour qu'il reprenne la plume et continue d'écrire les polars que les deux amants adorent.

Bien sûr, rien ne se passe comme prévu, et cette histoire va vite finir en haut de boudin. Ce qui pourrait fournir assez d'éléments, justement, pour écrire un livre pour notre anti-héros.

Le plaisir est toujours renouvelé….

 

Marco & co - Tome 1 : Adieu veaux, vaches, cochons - note : 7,5/10

C'est avec circonspection qu'on a accueilli cet album, Marco & co, aux éditions Gallimard par les auteurs Olivier Jouvray et Sylvain Bec. Le premier est connu pour sa série Lincoln (et dessinée par son frère Jérôme, aux éditions Paquet), mais il a aussi signé les scénarii de Nous ne serons jamais des héros (au Lombard, dans la collection Signé) ou l'adaptation du cycle de Majipoor des romans de Robert Silverberg (aux éditions Soleil). Le second signe sa première bande dessinée avec une couverture qui laisse entrevoir un graphisme dévoué à une seule chose : l'humour ! Mais est-ce suffisant ?


© Gallimard bd 2018.

 On en sera pour nos frais avec nos a-priori dès la couverture. On s'attend à de l'humour facile et convenu, voire peut-être lourd. et puis patatras ! L'humour et le style font mouche immédiatement. On va ainsi suivre, sans trop se forcer, Marco (le personnage principal) et son envie d'aller apprendre le dessin dans une école de la capitale.

Marco est fils d'agriculteur et a une passion (et un certain talent) pour le dessin. Il aspire à entrer dans une école de dessin à Paris et tanne son père pour qu'il en parle à sa mère. Mais le paternel a du mal à se faire à l'idée de laisser partir seul son fils dans un environnement totalement hostile aux provinciaux. Il faut dire que le père fait un léger complexe !

On peut dire sans trop se tromper que le dessinateur y a mis un peu de son expérience personnelle pour raconter cette "montée à la capitale" qui représente un peu l'eldorado pour le jeune dessinateur en herbe, mais qui effraie les parents. Les auteurs n'oublient de forcer un peu le trait pour instiller l'humour nécessaire avec justesse. Une belle réussite que ce premier album.

 


Les couvertures des 3 albums - © Gallimard bd 2018.

 

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