Futuropolis : Mort aux vaches !

/ Critique - écrit par plienard, le 21/09/2016

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Un bon polar à l'ancienne !

Cela ne fait aucun doute et les auteurs ne s’en cachent pas : il y a dans Mort aux vaches un hommage criant à Michel Audiard et aux comédies policières des années 70. Et cet album est l’œuvre de François Ravard et Aurélien Ducoudray aux éditions Futuropolis. Un album de genre particulièrement bien réussit où quatre braqueurs cherchent à se faire oublier dans une ferme après un hold-up.


©Futuropolis 2016.

Ferrant, Romu, Cassidy et José ont braqué une banque et viennent se cacher chez l’oncle du premier qui n’était pas revenu depuis 15 ans, du jour du mariage de son cousin où il s’était tapé la jeune mariée. L’accueil est plutôt glacial, à la limite du violent. Mais ce sont des histoires de familles et l’important, pour l’instant c’est de faire dans le discret. Et pas sûr que les quatre Dalton français sachent faire !

Faire du Audiard ou du Lautner, sans les copier, n’est pas choses aisée. C’est pourtant le pari réussi à mon sens par François Ravard et Aurélien Ducoudray. Le duo a déjà à son actif, chez le même éditeur, Clichés de Bosnie. (2013) et La faute aux chinois (2011) qui était déjà un polar très noir. Ils remettent donc le couvert pour un album jubilatoire dans les dialogues (la série d’injures entre Ferrant et José en est un bel exemple) et le dessin (les personnages ont de sacrées trognes et pour rester dans l’hommage, Romu a tout du jeune Lino Ventura catcheur). Les situations sont aussi très comiques et les personnages s’en sortent un peu comme ils peuvent parfois mais toujours avec de la répartie. Un dernier mot sur la couverture du livre qui est aussi un hommage aux affiches de film des années 50-60.


La couverture de l'album - ©Futuropolis 2016.

 

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