Dupuis : Est-Ouest, Ralph Azham T11, Ni terre ni mer T2

/ Critique - écrit par plienard, le 18/06/2018

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Une autobiographie amusante de Pierre Christin, un thriller d'un réalisateur de block-buster américain et le canard de Lewis Trondheim ...

Est-Ouest - note : 7/10

Pierre Christin est essentiellement connu et reconnu pour le duo qu'il a formé avec son complice, Jean-Claude Mézières, sur la série Valérian. Mais il est aussi l'auteur de bande dessinée plus personnelle, dont cette dernière, Est-Ouest, aux éditions Dupuis, dans la collection Aire Libre.


© Dupuis 2018.

 Est-Ouest est une sorte d'autobiographie, un genre auquel l'auteur ne pensait jamais se mesurer par pudeur sans doute. C'est pourtant maintenant chose faite. Mais cette autobiographie n'a rien de traditionnelle. Car si l'auteur parle (un peu) de lui, il est surtout question d'une rétrospective de 60 ans d'histoire de notre société au travers de son parcours.

L'homme est un scénariste et c'est donc son ami dessinateur Philippe Aymond - dessinateur de la série Lady S notamment - qui met en cases et en images cette rétrospective dessinée. Ayant déjà collaboré ensemble sur L'homme qui fait le tour du monde, Philippe Aymond trouve le ton juste et le dessin adéquat. Un style réaliste qui sied à cet ouvrage sympathique.

Une manière de découvrir l'auteur de Valérian et en même temps de replonger dans un passé récent, vu autrement que par un historien ou un journaliste.

 

Ralph Azham - Tome 11 : L'engrenage - note : 8/10

Le personnage de Lewis Trondheim, Ralph Azham, continue de vouloir faire le bien selon ses concepts et ses valeurs. Mais sa vision ne correspond pas à tout le monde et les oppositions - celle de l'église, notamment - se font de plus en plus nombreuses et violentes. Mais Ralph a ceci pour lui d'être l'Elu ! Et surtout d'être en possession de nombreux artefacts qui lui permettent de faire accepter sa vision des choses, même par la force si cela s'avère nécessaire. Mais il n'hésite pas aussi à négocier, ce qui va impressionner son opposante la plus dangereuse, Tilda Pönns.


© Dupuis 2018.

 Avec sa série Ralph Azham, Lewis Trondheim montre que le pouvoir de la démocratie s'oppose aux radicalismes et qu'il n'y a pas vraiment d'issue positive. Il est nécessaire de prendre des décisions … radicales.

Ralph Azham apparait de plus en plus seul et enfermé dans son rôle d'Elu. Devenant plus cynique que drôle, ses proches s'éloignent de lui par peur comme par méfiance. Celui qui a libéré les bleuis devient peu à peu le dictateur qu'il n'a jamais voulu être.

 

Ni terre, ni mer - Tome 2/2 - note : 7/10

Suite et fin du thriller d'Olivier Megaton et Sylvain Ricard et mis en dessin par Nicola Genzianella. Une fin haletante et stressante dont il en ressort une force cinématographique qui n'est pas étrange compte-tenu du pedigree d'Olivier Megaton. Réalisateur de Transporteur 3, Colombiana, Taken 2 & 3, et Taxi Brooklyn, le cinéaste se lance dans la bande dessinée de la manière qu'il sait faire de mieux.


© Dupuis 2018.

 La tension est à son comble au sein du phare. Julie et Hélène sont mortes mystérieusement et le meurtrier est forcément parmi les survivants. Alex, Eve et Thomas ou les gardiens du phare, Pierre et Serge ? Quel lien peut-il y avoir entre eux et le fameux Jan, mort depuis des années et qui a réussi à convoquer les cinq jeunes dans ce lieu mystérieux.

Dans ce dernier tome, toutes les questions trouvent une réponse plutôt crédible. La tension est plutôt bien rendue et les surprises arrivent à chaque fois au bon moment. Nicola Genzianella (William Adams samurai, Bunker) offre une belle qualité à traiter ce huis-clos anxiogène.

 


Les couvertures des 3 albums - © Dupuis 2018.

 

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