Delcourt : La Bande à Renaud, Les enquêtes du commissaire Crassoulet

/ Critique - écrit par plienard, le 17/10/2016

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Un album de Renard et de Renaud. Si je vous dis que le Renard est un flic, vous voyez l'ironie de la situation ?

La Bande à Renaud – note : 8/10

A chaque come-back du « chanteur énervant », on a le droit à un album mettant en dessin ses chansons. Ce fut le cas en 2002, lors du carton de l’album musical Boucan d’enfer, et où les éditions Delcourt proposaient une BD d’enfer avec 22 chansons en images. Nous sommes en 2016 et il n’a échappé à personne (où alors il faut être sourd et aveugle) que Renaud était revenu sur le devant de la scène. Il n’en faut pas moins pour la maison d’édition de nous proposer une nouvelle édition enrichie de 3 nouvelles chansons (J’ai embrassé un flic par Richard Guérineau, La nuit en taule par Terreur graphique, Manhattan-Kaboul par Edith).


©Delcourt édition 2016.

C'est un exercice par toujours facile à faire que celui de mettre en dessins des chansons et qui est proposé à quelques grands noms de la bande dessinée (scénariste et dessinateurs). Si le coup commercial est plutôt évident pour l’éditeur (ce qui n’a rien de péjoratif), on ne peut pas non plus s’étonner de voir les textes de Renaud en bande dessinée. On connaît la passion du chanteur pour le neuvième art et on peut aisément croire qu’il voit comme un honneur cet album signé par quelques grands noms. Il y a de plus un certain plaisir à tenter de découvrir le dessinateur de chaque chanson.

Pour ceux qui avaient déjà BD d’enfer, il vous reste à faire un choix : acheter le nouvel album pour les trois nouvelles chansons ou pas. Personnellement, je trouve que la chanson dessinée par Richard Guérineau est parmi les plus belles). Pour ceux qui n’aiment pas Renaud, passez votre chemin. Pour les fans, la question ne se pose même pas.

 

Les enquêtes du Commissaire Crassoulet – note : 6.5/10

C’est un nouveau policier qui débarque dans le monde de la bande dessinée. Affublé d’un imper, il est sans doute le pire commissaire qui soit. Toujours sur les bons coups, il va se retrouver, par hasard, un nombre de fois improbable devant un truand, et il va cependant réussir à les laisser filer. La délicatesse n’est pas son fort, et il est ce qu’on appelle un faux-cul : à faire des ronds de jambe devant la hiérarchie et à la critiquer dès qu’elle a le dos tourné. Malheureusement pour lui, il ne remarque jamais quand elle se retourne.


©Delcourt édition 2016.

Vous l’aurez compris, ce commissaire fait plus rire qu'il n'arrête les truands. Accompagné de son fidèle César, ils écument ce livre de toutes leurs bêtises. Cet album est signé par un policier, Olivier Le Bellec, dont on avait déjà lu dans le diptyque 22 en 2014, toujours chez Delcourt. Il fait ici preuve de beaucoup plus d’humour avec une facilité déconcertante. Et c’est Vincent Odin qui s’applique à mettre les gags en dessin dans un style – tant dans le graphisme que la couleur – qui rappelle celui de Benjamin Renner dans Le grand méchant renard.


Les couvertures des 2 albums - ©Delcourt édition 2016.

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