Delcourt : 7 Frères, L’Homme de l’année T11

/ Critique - écrit par plienard, le 24/02/2016

Temps de lecture estimé de l'article : 2 minute(s) - laisser un commentaire

Deux séries thématiques chez Delcourt dont on n’arrête plus la parution d’album ...

7 (saison 3) – Tome 2 : 7 Frères – note : 6.5/10

Dans ce deuxième tome de la troisième saison, Didier Convard va nous conter l’histoire de frères francs-maçons. Et qui d’autres que l’auteur du Triangle secret serait le mieux placé pour nous parler de franc-maçonnerie ?


©Delcourt édition 2016.

Nous sommes en 1951 et la loge maçonnique, la Rose silencieuse, ne s’est plus réunie depuis pratiquement 8 ans. Depuis ce jour funeste où tous les frères ont été arrêtés par la police allemande. Pourtant, les 7 frères survivants reçoivent une convocation. Le but en est tragique : démasquer le traitre parmi eux.

Dans cet album, on navigue sans cesse entre le présent (1951) et le passé (1943), entre couleur et noir et blanc. Si la lecture est plutôt agréable, le récit reste un peu froid et glacial. Tout cela manque d’une certaine humanité. Alors qu’on pouvait attendre de la fraternité dans une loge maçonnique, on s’aperçoit que les événements du passé pèsent fortement dans les relations et les consciences. Mais tout cela sonne un peu faux. La tension n’est pas réellement palpable. Le récit  s’enchaîne, implacable, trop linéaire. Seule la fin réchauffe un peu tout cela quand la vengeance arrive à son but.

 

L’Homme de l’année – Tome 11 : 1886 – note : 7/10

L’homme de l’année est, cette fois, une femme ! Celle qui inspira à Auguste Bartholdi le visage de la statue de la liberté. L’album de Céka  et Filip Andronik a un petit parfum fleur bleue, une histoire d’amour impossible où nombre de femmes vont se succéder sans jamais provoquer l’étincelle nécessaire au célèbre sculpteur français. Le pauvre a une mère envahissante qui n’aime aucune des prétendantes, encore moins celles qui fait réellement vibrer le cœur de l’artiste.


©Delcourt édition 2016.

Céka signe son deuxième album de la série après le sixième, 1492. Un récit parfaitement mis en images par Filip Andronik, avec un parfait travail sur les visages des personnages féminins. Le lecteur peut ainsi se mettre à la place du sculpteur, et chercher le visage parfait. Et comme lui, on trouve que les visages sculptés sont sans âme. Il manque ce supplément qui donne de la vie à sa sculpture.

Un album plaisant où on suit le stress de l’artiste et où il est question de sentiments, d’amour mais aussi d’images et de convention et de mariage impossible entre gens de confessions différentes. Un album qui dénote un peu dans la série pour son côté moins violent et qui apporte une vraie bouffée d’oxygène.

A découvrir

Vous pouvez aussi découvrir d'autres excellents articles sur Krinein, comme celui-ci : Androïdes – Tome 2 : Heureux qui comme Ulysse