Dargaud : Le père des étoiles, Marina T3

/ Critique - écrit par plienard, le 20/06/2016

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Deux histoires très différentes mais qui mettent en scène deux relations Père-Fille.

Le père des étoiles – note : 7/10

Si les personnages du père des étoiles ne vous sont pas étrangers, c’est peut-être que vous l’avez déjà lu. Paru en 2015, sous le titre Père et impairs, il est enrichi cette fois de 48 pages supplémentaires et bien sûr inédites.


©Dargaud édition 2016.

Dans la première partie, la maman est enceinte et dans la seconde (inédite), elle a accouché. Ainsi, si l’essentiel des gags tournent autour du rapport du père avec sa fille ainée, le bébé prend peu à peu sa place dans la fin de l’album. On est toujours dans la thématique du père geek qui veut apprendre à ses enfants le bonheur qu’il a connu à jouer avec Goldorak ou à Star Wars, alors que la pauvre petite fille ne demande qu’à jouer aux barbies.

On a donc des situations burlesques avec ce père, soyons honnêtes, assez infantile. Sébastien Piquet, l’auteur,  nous plonge littéralement dans l’imaginaire des personnages et joue avec quelques gags récurrents (comme la grand-mère du parc, par exemple) pour notre plus grand sourire.

Un album au format à l’italienne qui peut trôner fièrement dans la bédéthèque de n’importe quel geek et des autres qui y retrouveront quelques émouvants souvenirs de jeux d’enfance.

 

Marina – Tome 3 : razzias – note : 6.5/10

Et c’est encore un nouveau Zidrou que nous vous proposons aujourd’hui avec le troisième tome de sa série Marina, une série que n’aurait pas reniée Jean Dufaux ou Alejandro Jodorowsky. On est loin de l’humour et de la tendresse qui caractérise habituellement l’essentiel de son travail. Le sujet est ici beaucoup plus dur, celui d’un père – le doge de Venise – qui a renié sa fille, Marina, et qui fait passer la cité avant elle. Cette dernière va alors se venger avec l’aide de son amant pirate, en attaquant là où cela fait le plus mal : le commerce que Venise entretient avec le Nord de l’Europe.


©Dargaud édition 2016.

Cette série oscille entre la fiction historique, le récit de piraterie et le thriller avec des personnages parfaitement campés par Zidrou et superbement dessiné par Matteo dont le style n’est pas sans rappeler celui d’un Juan Gimenez (La Caste des Méta-barons). Si les situations sont parfois très dures, voire violentes – la tentative de mutinerie de l’équipage contre marina et son amant Brago sera rapidement réprimée dans le vif du sujet ! –, l’intérêt tien aussi dans le récit parallèle et contemporain à notre époque et qui apporte une part de mystère supplémentaire.


Les couvertures des 2 albums - ©Dargaud édition 2016.

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