8.5/10Le masque aux mille larmes - Tome 1 - La mort marche avec moi

/ Critique - écrit par plienard, le 23/08/2019
Notre verdict : 8.5/10 - Juliette, je t'aime ! (Ecrivez votre critique)

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Cette bande dessinée est un paradoxe. La première page est sans fioriture et n'invite pas forcément à aller plus loin, un trait noir, trop gras et trop épais, laisse planer un doute sur le plaisir que l'on pourra prendre à la lecture de cette histoire. Ne vous en tenez surtout pas là, et osez franchir les pages suivantes qui sont d'un tout autre acabit.

Il ne vous faudra pas plus des 2 pages suivantes pour avoir déjà changé d'avis et au terme des 64 pages vous le refermerez avec la joie d'avoir lu le début d'une bonne histoire avec quelques cases tout bonnement fantastiques, notamment sur les visages en gros plan. Et si le récit est, somme toute, assez dramatique, la présence de séquences humoristiques ne vient pas pour autant dénaturer le récit. On se croirait dans un film asiatique (ah oui, j'ai oublié de vous dire que l'histoire se déroule dans un Japon médiéval revisité) sachant être à la fois dramatique et léger.


© Dargaud 2019.

 Ce premier tome est signé David Chauvel pour le scénario et Roberto Ali pour les fantastiques dessins. Le premier est à l'origine des séries concept Sept (chez Delcourt) et WW 2.2 chez Dargaud et le second a signé un épisode de Sept, 7 nains.

Pour ce qui est de l'histoire, on démarre sur un champ de bataille où surgit une jeune femme, Sadakïo, qui est à la recherche du corps de son mari. Elle demande l'aide de paysans sur place en promettant de s'offrir à celui qui l'aidera à ramener le corps de celui-ci jusqu'à son village. Masamura se porte volontaire, ramener le corps retrouvé et va l'accompagner dans sa quête : trouver le masque des mille larmes qui permettra à Sadakïo d'aller chercher son amour dans le monde des morts.

Les personnages y sont particulièrement bien développés avec une Sadakïo aveuglément amoureuse et un Masamura qui cache un passé loin de la paysannerie. Et les situations qu'ils rencontrent vont peu à peu les rapprocher.

 


La couverture de l'album - © Dargaud 2019.

 

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