Delcourt - Sidekick, Outcast et Snoopy - Des héros qui ne manquent pas de chien !

/ Critique - écrit par Canette Ultra, le 29/04/2015

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Trois héros, trois styles. A vous de devinez lequel des trois est un touche à tout de génie, un héros à la dérive ou encore un homme poursuivi par la fatalité !

Sidekick – Tome 1 : Descente aux Enfers – 5/10


Dur la vie de héros !

Straczynski est un auteur prolifique qui aime se torturer l’esprit sur la question des pouvoirs, des responsabilités, des conséquences… Rising Star, Midnight Nation ou encore Ten Grand sont des exemples et des essais divers de l’auteur pour présenter les différentes facettes d’un héros.

Ici, le personnage principal est ce que l’on appelle dans le milieu un sidekick. Robin est souvent cité comme étant le plus grand ambassadeur de la profession. Flyboy est donc le compagnon du fameux Red Cowl qui partage avec Batman un compte en banque bien garni. Lorsque Red Cowl meurt, Flyboy se retrouve seul mais difficile de briller quand on a passé sa vie dans l’ombre. Notre héros est donc dans l’impasse, il erre et sombre petit à petit. Cependant, les choses vont commencer à bouger et il va se remettre sur les rails (enfin… façon de parler mais je ne vous dévoile rien). L’idée est intéressante dans le fond mais les évènements sont tout de même assez prévisibles. Même quand l’auteur lâche le morceau sur un sujet, nous nous en doutions déjà avant. Cependant, même si l’exposition est un poil ratée, il nous tarde de savoir la suite maintenant que Flyboy a toutes les cartes en main. Visuellement, Tom Mandrake fait le job mais cela semble (en tout cas dans la première partie du récit) trop similaire aux autres œuvres de Straczynski. Dans la seconde partie cependant, Mandrake se lâche un peu plus et montre des pages très dynamiques et colorés. Ainsi, Sidekick est certes prévisible et convenu mais il titillera la curiosité et laisse présager un second tome sûrement plus intéressant.

 

Outcast – Tome 1 : Possession – 7.5/10


La main dans les cheveux, c'est classe ! 

Présenter Robert Kirkman serait une perte de temps. L’homme ne se contente pas des zombies et il vient ici nous parler d’un autre sujet qui le titille : l’exorcisme. Loin de jouer dans les clichés, il va, avec Outcast, nous faire frissonner de peur et de plaisir.

Kyles Barnes vit seul mais son histoire n’a rien d’anodine. En effet, il semble capable de repousser les démons mais il est également leur proie puisque depuis sa naissance, toutes les personnes qui l’approchent se font agresser et connaissent un sort tragique. Alors qu’il s’est résolu à vivre seul avec ses tourments, le destin vient frapper à sa porte en la personne du révérend du village. Lui aussi combat les démons et il a besoin de l’expertise de Kyles pour sauver un jeune garçon. C’est alors le début d’une quête pour les deux hommes. Le révérend veut aider son prochain et combattre les forces du mal tandis que Kyles va tenter de comprendre son don et pourquoi il est un aimant à démons. La narration et les idées de Kirkman font mouche. Dynamique et riche en histoires, Outcast sait construire son univers et ses personnages tout en gardant le lecteur en éveil. En effet, l’action et surtout l’ambiance va mettre le spectateur sur le qui-vive. Comme dans ses autres séries, Kirkman sait mettre en scène la violence pour qu’elle mette le lecteur dans une situation de malaise. De plus, la violence n’est pas juste présente pour elle-même et c’est la situation qui créera la véritable tension. Le travail de Paul Azaceta est remarquable notamment sur l’emploi des expressions des visages. Ces derniers font froids dans le dos et Elizabeth Breitweiser fait un bon boulot dans le traitement des couleurs. Un titre à découvrir donc.

 

Snoopy et le petit monde des Peanuts – Tome 4 – 9/10

Après deux comics pas très joyeux, un peu de délicatesse et d’humour avec Snoopy. La période 1976-1977 est ici narrée et le beagle ne perd rien de sa superbe. Dans ce tome, il est  davantage mis en avant que dans le précédent et il nous le rend bien. Snoopy, en plus de ses occupations usuelles, est en pleine lutte avec son corps et il n’y aura pas que son estomac qui va réclamer une attention de tous les instants. Ce tome, à l’instar des précédents saura alterner les différents humours allant d’une « banale » chute de Charlie brown sur le dos à des considérations psychologiques de haute volée. Une fois de plus, Schulz nous régale et nous avons hâte de retrouver les prochaines aventures de Snoopy.
Snoopy et sa bande, toujours prêt !

 

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