Le Pouvoir des innocents cycle II T.4 - 2 visions pour un pays
Le polar de Luc Brunschwig, Laurent Hirn et David Nouhaud n’a rien d’évident mais fleure bon l’intelligence dans son propos.
Pendant qu’une nouvelle ère de faire de la politique est lancée par la nouvelle maire de NY city, Meredith Bambrick, une frange blanche et raciste en profite pour dénigrer son projet en cachette.
Joshua Logan s’est caché dans un casier suite à l’émeute dans la prison de Rickers Island pour échapper aux autres détenus noirs. Mais la maire de NY city et le gouverneur Lou Lac Arthur réussissent à apaiser les tensions en responsabilisant les insurgés. Pourtant, Logan devient, sans le savoir, le porte-étendard d’une frange blanche de la société, en détournant ses propos et ses réflexions.

©Futuropolis 2016.
Le polar de Luc Brunschwig, Laurent Hirn et David Nouhaud n’a rien d’évident mais fleure bon l’intelligence dans son propos. Il peut aussi apparaître comme une bande dessinée d’anticipation si un personnage comme Donald Trump réussit à gagner la maison blanche. Et si c’est la société américaine et ses excès qui sont ici décrits, il ne faut pas être dupe : nous sommes aussi concernés.
Les fans de la première heure retrouveront les personnages qui les intéressent et pour les autres, il deviendra vite évident que le cycle précédent et ses albums manquent cruellement pour la compréhension des différents événements. De deux choses l’une : soit ils rattrapent leurs lacunes, soit ils laissent tomber. Ce qui serait dommage.
Cette série, démarrée en 1992 chez Delcourt, et qui se décompose en 3 cycles, dont le cycle II et III sont en cours chez Futuropolis : Le Pouvoir des innocents (cycle I et 5 albums), Car l’enfer est ici (cycle II et 4 albums) et Les Enfants de Jessica (cycle III et 2 albums).
Cette critique a d’abord paru dans notre chronique Futuropolis : Le pouvoir des innocents (cycle II) T4, nuages et pluie.





