Delcourt : Les reines de sang Irène de Byzance et Agrippine
Bande Dessinée / Critique - écrit par plienard, le 06/07/2025Tags : sang reines delcourt france histoire reine editeur
Reines de sang – Irène de Byzance, l'iconophile – Volume 1 – Note : 7,5/10
Les reines se suivent et ne se ressemblent pas forcément. Le diptyque consacré à Irène de Byzance offre à découvrir une souveraine pas si sanguinaire que cela, bien au contraire. Une reine qui apprend et qui comprend vite. C’est ainsi qu’elle n’hésite pas à utiliser les moyens en sa possession et qui sont à disposition pour en tirer avantage. Iconophile dans un pays qui persécute les croyants qui vouent un culte aux icônes, elle n’aura de cesse d’œuvrer pour que sa passion soit reconnue et acceptée par son mari et roi, avant de devenir, elle-même, gérante du trône après son décès.
Iconophile contre iconoclaste, la division des populations au sujet des représentations religieuses n’est pas si récente. Ici, le sujet et la controverse sont parfaitement explicités par Corbeyran et Ippoliti (dessinateur). On regrette peut-être le rythme trop rapide dans les événements ce qui donne parfois l’impression que les personnages subissent les événements plutôt que les provoquer, ce qu’on attend finalement d’une reine « sanglante ».
Son profil volontaire et intègre reste bien présent et exprimée et on découvre avec sympathie la vie de cette reine.
Reines de sang, Agrippine – Tome 1 : Sang céleste – Note : 6,5/10
Agrippine est la nouvelle reine de sang pour laquelle un triptyque va être consacré par Luca Blengino et Roberto Ali. Le premier n’en est pas à sa première reine de sang, puisqu’il a déjà signé le scénario des Trois Julia. Il continue donc avec une nouvelle reine dans la Rome antique, mais remontant le temps près de 2 siècles avant.
Nous sommes en l’an 19 après JC, et une guerre de succession éclate entre la famille de l’empereur et celle de la Gens Iulia qui se prétend d’origine divine. Agrippine mineure, de la gens Iulia évolue dans cette ambiance de complots politiques, d’assassinats et de trahison familiales.
Un récit historique qui revient sur la violence pour la quête du pouvoir dans la Rome Antique avec quelques personnages particulièrement retors et odieux comme Caligula.
Une collection qui permet de découvrir l’Histoire de notre monde d’un point de vue plus féminin. Cela ne le rend pas moins violent ou horrible, mais offre une autre vision.

Les couvertures des 2 albums - © Delcourt 2025.