Princesse Sara et Jérusalem

/ Critique - écrit par Cirriana, le 10/12/2025

Princesse Sara tome 15 - La voie des arts chez Soleil

Ce quinzième tome de Princesse Sara s’inscrit dans la continuité de la série en mettant davantage l’accent sur le romantisme et les relations entre les personnages. Cet aspect, très présent dans l’intrigue, plaira à ceux qui apprécient les histoires d'amour et les évolutions douces des liens affectifs. Pour d’autres lecteurs, cette orientation pourra sembler un peu trop prononcée, parfois au détriment du rythme ou des enjeux plus aventureux.

Les auteurs parviennent cependant à conserver l’élégance habituelle de la série, avec une narration soignée et des personnages toujours attachants. Le dessin reste l’un des points forts : délicat, expressif, et parfaitement adapté à cette tonalité plus sentimentale.

Bref, ce tome 15 offre une lecture cozy, tout en marquant une étape assez romantique dans la saga. Une évolution qui pourra diviser, mais qui demeure cohérente avec la sensibilité de l’univers.

Jérusalem tome 1 - Salem chez Delcourt

La BD Jérusalem offre une vision historique riche, structurée autour de la succession des rois et de l’évolution politique de la ville. La première partie se distingue par une mise en scène claire des dynasties et du rôle de chaque souverain dans la transformation de Jérusalem : chaque règne apporte son lot de constructions, de réformes et de tensions, et la narration parvient à rendre cette progression accessible malgré la densité du sujet.


© Delcourt 2025.

 

En revanche, la seconde partie apparaît plus brouillonne. En cherchant à couvrir une période plus chaotique — marquée par des luttes de pouvoir, des renversements rapides et des conflits internes — l’histoire devient plus difficile à suivre. Le récit s’accélère, les transitions entre les souverains sont moins nettes, et l’enchaînement des événements perd en lisibilité.

Cette partie est également marquée par un important bain de sang, reflet des rivalités exacerbées pour le contrôle de la ville. La violence, omniprésente, souligne certes la brutalité de l’époque, mais elle peut donner une impression de surcharge, comme si la narration se laissait emporter par l’intensité des affrontements au détriment de la clarté historique.

Bref, l’ensemble reste une lecture instructive : la BD montre bien comment l’instabilité politique et la succession disputée des rois ont façonné Jérusalem. Mais elle gagne en impact dans sa première moitié, plus maîtrisée, que dans la suivante, plus chaotique.

 


Les couvertures des 2 albums - © Delcourt 2025.