Delcourt comics - Walking Dead, Mignola, Avatar et Spawn
Bande Dessinée / Critique - écrit par Canette Ultra, le 23/12/2025Des héros et héroïnes qui ont de quoi faire
Walking Dead Clementine – Tome 3 – 4/10
Je commence cet article par la fin du récit de Tillie Walden sur l’un des personnages le plus culte de l’univers étendu de Walking Dead crée par Kirkman : Clémentine. Pour ceux qui se réveillerait après un coma comme un célèbre policier, Clémentine est cette petite fille que l’on découvrait dans les jeux narratifs de chez Telltale. On la découvre petite fille et on la protégera sous le contrôle/choix de Lee avant qu’elle devienne une héroïne dans les jeux suivants notamment en devenant à son tour une protectrice. Bref, un personnage auquel on s’est attaché au fil du temps et des jeux et elle a eu le droit à ses aventures en comics.
© Delcourt 2025.
Ce tome 3 conclut (pour l’instant tout du moins) le parcours de la jeune femme et elle espérait un peu de tranquillité dans les glaces du Groenland. Naturellement, la mort est une vieille amie qui ne tarde pas à rendre visite à notre héroïne et ses amis. Le récit enfonce des portes de saloon tellement on voit les choses venir et être grossièrement présentées. Je n’étais pas fan avant et ce tome ne m’a pas réconcilié avec la série. On coche des cases d’un cahier des charges et cela se voit tant que l’on perd l’essence des personnages au fil des chapitres. Alors, nous avons une certaine émotion ici ou là, on y décèle un potentiel au vu du cadre, de la société présentée mais on remarque également tout ce qui coince.
Et cela est encore plus frappant avec les dessins qui manquent de précision, de profondeurs et qui finalement, achève mon envie de défendre cette série. Je l’ai lu que par attachement à Clémentine mais pas à cause de la qualité de la série en elle-même.
Le Carnaval des cadavres – 8/10
Mike Mignola fourmille d’idée et il a créé au fil du temps, un univers qui emprunte aux mythes, aux folklores et à Lovecraft. On l’a bien vu avec Hellboy et ses séries dérivées et on va également le découvrir avec Le Carnaval des cadavres.
© Delcourt 2025.
C’est un recueil d’histoires qui pourraient être racontées depuis des siècles au coin du feu pendant les soirées d’hiver comme pour avertir les enfants imprudents ou échanger les astuces si l’on devait prendre la route seul.
Ancienne pirate, jeune homme qui va gagner un jeu contre des morts, … On trouve de tout et on y trouve surtout cette poésie que l’on connaît à Mignola. Certes, il y a un côté un peu déjà-vu, on se dit qu’il pourrait nous faire un tome de 3000 pages directement mais on apprécie la balade.
Visuellement, c’est du Mignola sous toutes les coutures. Certes, avec ce côté parfois un peu imprécis mais ici, cela joue en sa faveur car il semble jouer avec les ombres comme pour mieux faire fonctionner notre imagination et donner vie au récit et aux personnages.
Avatar 3 tomes – 6/10
Avec l’arrivée du nouveau film, j’ai pu parcourir 3 comics sur l’univers d’Avatar. Rien de semble arrêter l’expansion de Pandora alors j’ai regroupé mes lectures par ordres de sorties/lectures. Ma note reflète les trois ensemble mais si vous ne devez en lire qu’un, ce serait le troisième. En attendant…
© Delcourt 2025.
Au coeur des ombres, une histoire de vengeance qui se déroule entre les deux premiers films et honnêtement, on s’en fiche un peu beaucoup. Les ficelles sont grosses comme des troncs d’arbre et l’apparence Shakespearienne du récit s’arrête aux premiers pages. On lira ce tome que par affection à la saga Avatar et c’est tout.
S'adapter ou mourir, sur le personnage de Sigourney Weaver est déjà plus intéressant. Certes, c’est assez convenu comme récit avec cette bataille permanente de son personnage sur le « aimons nous et découvrons nous les uns les autres ». Un récit où le docteur Grâce tente donc de faire le lien vers les Na’vis et où elle tente de créer une école. Mais un mal étrange va frapper les plus jeunes et ce sera une course contre la montre pour sauver les malades mais également éviter une nouvelle guerre ! Mine de rien, malgré le côté prévisible et un peu naïf du récit, on a envie de découvrir la fin.
Mais mon récit préféré demeure Aux frontières de pandora, le récit sur Solek et ça envoie du pâté sous forme de quête initiatique. J’aurais même apprécié que ce récit dure plus longtemps. Ici, nous avons un récit qui s’étale sur plus d’une décennie où Solek, seul survivant de son clan, va apprendre à surmonter les traumatismes de la guerre et de la solitude pour entreprendre un grand voyage initiatique. Pour ceux qui ne le connaisse pas, c’est l’un des personnages du dernier jeu vidéo sur Avatar : Avatar : Frontiers of Pandora où il nous sert de chef, de formateur, d’ami… On y découvre plusieurs cultures de Pandora et on en apprend davantage sur les rites, les croyances mais également sur l’univers des films. C’est un bon moyen également d’avoir envie de prendre une manette à la fin du récit. Bref, un tome sympathique sur la reconstruction et la quête de soi.
Spawn 2025 – 7/10
Le « bébé » de Todd McFarlane continue son bonhomme de chemin et avec ce tome sobrement intitulé Spawn 2025, on va découvrir les dernières aventures d’Al « Spawn » Simmons sur une Terre où lui et ses copains n’ont plus leurs pouvoirs !
© Delcourt 2025.
Il faut dire que cela faisait plus ou moins partie de son plan lorsqu’il a mis Nyx sur le trône des enfers mais les effets sont assez dévastateurs car Bludd, chef des vampires va profiter de l’occasion pour faire le ménage en tuant tous les démons et anges restés bloquer sans pouvoirs sur Terre. Spawn n’est plus le chasseur, il est le chassé dans l’absolu. Dans l’absolu car il n’est pas du genre à rester les bras croisés et avant d’être un agent des enfers aux superpouvoirs, il était l’un des meilleurs tueur et soldat de la planète. Bref, un récit musclé qui ne manque pas d’action mais si vous n’avez pas suivi Spawn de votre vie ou pas depuis longtemps, les infos et les personnages à gogo vont être un peu durs à digérer. Cela donne à cet album un côté presque soap opera post apocalyptique avec ses rebondissements digne d’un Victor Newman qui reviendrait par surprise faire une OPA sur les Abbots ! Mais on ne peut pas nier qu’il y a son lot d’action, de révélation ou autre mais on sera parfois un peu las de voir les retournements proposés.
Au moins, nous ne pouvons pas bouder notre plaisir visuel car Spawn conserve ce style plein de détails, de folie et d’envergure puisque il fait toujours les choses en grand. Alors, on a parfois des inconsistences de look entre deux chapitres comme pour Jason « notre vilain préféré » Wynn. Mais les fans de Spawn ne louperont pas de lire et mine de rien, on a envie de connaître la suite.