Delcourt Comics - Brzrkr, Impies, Free Agents et Murder Falcon

/ Critique - écrit par Canette Ultra, le 07/10/2025

Tags : marvel star wars tome comics batman superman

Des héros qui donnent tout et parfois en musique !

BRZRKR - Bloodlines tome 1 & 2 – 6/10


© Delcourt 2025.

 

Keanu Reeves étend l’univers de son héros avec la série Bloodlines. Deux histoires par tome et de quoi en savoir plus sur « B » !

Le tome 1 propose deux récits assez différents mais situés tous les deux dans des temps immémoriaux. Le premier récit nous parle de l’Atlantide, sa cité mythique et de ce qui a mené à sa perte. Un récit très Robert E. Howard et on s’attend à voir débarquer Kull ou Conan pour épauler notre sosie immortel de Keanu Reeves. Mine de rien, ce récit est aussi amusant que démesuré notamment avec l’ennemi gigantesque qui attend notre héros et qui n’a rien à envier aux créatures issues de la fantaisie ou des récits torturés de Lovecraft.

Cette mise en bouche était originale ! Bien plus que le second récit qui nous est conté par une femme qui veut rappeler ce que B aurait fait à sa cité aujourd’hui disparue. Une trame classique, une sauvagerie de la part de tous les protagonistes ou presque et finalement, on en ressort comme B, plutôt insatisfait.

Place alors au tome 2 qui nous place dans des périodes plus connues. On commence par la plus ancienne où B va devenir le chien de guerre de Genghis Khan ! On y découvre un ordre mystérieux qui semble capable de suivre B et de plus ou moins diriger sa colère vers la cible désirée. Le voilà alors à la dérive entre batailles et opium mais tenir ainsi notre héros, c’est tenir un tigre par la queue. Et Genghis, même s’il en a conscience, va jouer avec le feu en pensant connaître les désirs de B. Le récit est efficace mais prévisible. De plus, l’ordre mystérieux a quelque chose de convenu et il sort un peu du chapeau car on en parle pas dans les autres récits ou dans les tomes principaux de la série.

En parlant d’autres récits, B se devait d’aller au far west, terre de légende et de violence. Notre héros va donc se retrouver à aider une mariée qui se retrouve veuve et qui veut échapper à son père et ses sbires. B sera vue comme un ange de la mort par la belle mais notre héros va présenter une facette et une relative subtilité qui va donner au récit un déroulement et une conclusion agréable à découvrir. Une belle surprise cachée sous quelques couches de bras arrachées et de chairs laminées.

Visuellement, les deux albums sont moyens et pas de quoi s’extasier. Nous ne sommes pas dans l’action presque cinématographique que nous proposait la série principale et notamment son explosif tome 1. Toujours est-il que cette série Bloodlines se lit bien et titillera les amateurs de Keanu et son univers rouge sang !

 

La maison des impies – 7/10


© Delcourt 2025.

 

Le duo Brubaker et Phillips frappe encore et ils ne vont pas faire un récit avec des licornes et des arcs en ciel. Leur truc, c’est le récit noir, le polar, l’intrigue glauque et La maison des impies n’échappe pas à la règle.

Imaginez que des gamins aient été victimes d’un culte satanique et qu’ils s’en soient sortis. Des années plus tard, on se doute que cela ne sera pas forcément facile d’être adulte alors quand les six survivants commencent à disparaître, un agent du FBI va s’allier à l’une des survivantes pour faire la lumière sur tout ça. Un road trip sombre comme savent le faire Brubaker et Phillips et ils déroulent leur recette comme à la parade. On se laisse donc embarquer sur la route, on aura ce soupçon de peur, d’adrénaline et de tension que l’on apprécie chez eux. Visuellement, pareil, cela déroule et c’est agréable à lire. Ce n’est pas le plus marquant des récits de notre duo mais c’est suffisamment bien fait pour que l’on apprécie la balade.

 

Free Agents – 7.5/10


© Delcourt 2025.

 

Place aux super-héros maintenant avec Busiek (Arrowsmith) et Nicieza (Deadpool) au scénario en compagnie de Mooney (Rocketeer) pour mettre en scène une équipe interdimensionnelle qui va se « reposer » sur une Terre qui nous fera comprendre qu’elle est occupée par quelques têtes connues des amateurs d’Image. Pas de grosses pointures tout de même mais le clin d’œil sera là.

Il faut dire que nos héros ont survécu à la menace interdimensionnelle ultime, un conquérant sans merci et pour cela, ils ont tout sacrifié ou presque. Alors leur arrivée sur Terre est vue pour certains membres du groupe comme une occasion de vivre un peu, de goûter à la paix sauf que cela ne va pas durer et que la « guerre » va revenir frapper à leur porte.

Un récit qui trouble un peu au début car on découvre tout un groupe de personnages avec leurs pouvoirs, leur passé et ça fait pas mal d’info à digérer. De même, les passages qui expliquent l’univers de ce comics sont intéressants mais cela fait à nouveau de l’info à digérer d’un bloc. Heureusement que l’on a un peu d’action pour se remettre. En fin de tome, on a une fiche de chaque personnages et même si un peu de spoiler flotte ici ou là, on a au moins un résumé de leur passé, de leurs pouvoirs et c’est un bon atout.

Faire débarquer un groupe dans une nouveauté, ce n’est pas facile mais nos Free Agents s’en tirent avec les honneurs puisque l’on a envie de découvrir ce qui les attend.

 

Murder Falcon Enhanced Edition – 9/10


© Delcourt 2025.

 

Le dernier de cet article mais non des moindres, Murder Falcon Enhanced Edition de Daniel Warren Johnson ! Le retour d’un comics que j’avais apprécié en son temps et il s’agit de voir comment ce comics a vieilli.

On a toute la série dans un même album avec en bonus les explications de chaque couverture de chapitre avec l’album de métal duquel il s’inspire. Si vous écoutez chaque morceau proposé, vous aurez un beau tour d’horizon de l’esprit métal et de certains groupes mythiques comme Iron Maiden ou Judas Priest.

Mais Murder Falcon Enhanced Edition, c’est également une histoire où l’on aurait pu avoir Jack Black comme héros sauf qu’ici il est blond mais avec sa guitare magique, il booste les pouvoirs de Murder Falcon, un faucon bodybuildé qui aime les bandanas, la bière et le métal ! Le genre de pote parfait ! Mais une guitare ne suffit pas alors notre héros va reformer son ancien groupe, chercher les autres instruments magiques et partir bouter le mal contre sa seule faiblesse : le pouvoir du métal ! Un récit complètement fou où l’on a l’impression d’entendre nos héros jouer !

C’est de l’action quasiment non stop mais c’est aussi une belle leçon sur l’espoir et le pouvoir de la musique pour lutter contre le désespoir, la tristesse et tout ce qui pourrait nous accabler !

Visuellement, c’est du comics qui envoie du lourd comme un morceau de métal ! Parfois un peu dégoulinant, parfois baveux mais toujours dans le thème ! Bref, un album à lire et relire pour le plaisir du métal !