8/10Yesterday - Tome 1 - John Duval and the Futurians

/ Critique - écrit par Canette Ultra, le 07/11/2011
Notre verdict : 8/10 - Back from the Futurians ! (Ecrivez votre critique)

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Manolosanctis ne cesse pas de nous surprendre puisque Yesterday compte bien nous parler des Beatles – comme le titre de leur chanson – sans nous montrer les Beatles – ou pas beaucoup. Le groupe Anglo-Saxons est l’un des plus marquants du 20ème siècle et leur statut de légende n’est plus à prouver. Cependant, David Blot compte nous montrer un monde où leur musique est là mais le groupe absent – ou presque. Davide Blot est un passionné de musique et les amateurs se rappellent du Chant de la Machine dans lequel il nous racontait ses souvenirs des musiques électroniques. C’est donc avec la même passion qu’il se livre à une expérience différente : une uchronie dont le point de départ serait un élément qui n’a pas sa place dans le cours du temps que nous connaissons. Pour l’aider dans son projet : Jérémie Royer qui a déjà fait ses armes chez Manolosanctis notamment avec son album La Traversée. Ce coup-ci, point de désert mais un voyage musical.


John ! Derrière toi, c'est affreux !
Le 8 décembre 1980, John Lennon meurt. Le même jour John Duval naît. C’est sur cette information que commencent les confessions de la plus grandes stars planétaire : John Duval. Pourtant, nous sommes en 1980. John nous explique qu’il a vécu sa vie jusqu’en 2003 jusqu’au jour où il a emménagé à New York après son départ de France. A son réveil, il est en 1960. Sans savoir pourquoi, ni comment, il commence à vivre tout en sachant le futur des quarante prochaines années. Il vit cependant normalement jusqu’au jour où Bob Dylan, un jeune chanteur qui débarque à New York, lui pique sa petite amie. Fou d’amour, de rage et de rancœur, il veut se venger en humiliant Dylan sur son terrain, la musique. Il écrit et chante alors les chansons que lui a appris sa mère : les Beatles - qui ne sont pas encore connus. John Duval et les Futurians – son groupe – humilient Dylan et se font remarquer. La machine est en route et l’histoire est changée : Yesterday est une chanson de John Duval !


Connaître le futur a ses avantages !
Sur cette idée, on suit avec plaisir l’épopée de John Duval. Loin des mégalomanes qui auraient pu utiliser leurs connaissances pour devenir les maîtres du monde, John aspirait à une vie plutôt normale pour un jeune de 23 ans. L’amour va tout faire basculer et les évènements vont échapper à son contrôle. Le récit simple mais efficace nous montre une société américaine en pleine mutation dans les années 60. John, de part sa nationalité Française, apparaît comme un original comme avec sa coupe de cheveux nettement moins proprette que ses amis ou encore avec ses mœurs très libérées qui lui valent quelques surprises.


Comme il dit ...
Graphiquement, le dessin est en parfaite adéquation avec le scénario : simple mais efficace. Cependant, les amateurs reconnaîtront de multiples détails notamment lors de la transition 2003-1960. John jeune ressemble beaucoup à un jeune lambda qui se retrouve parachuté dans le temps. Perdu mais optimiste. Il sait saisir la vie dans toute sa passion. Cette énergie va être d’ailleurs le catalyseur de son ascension et le John plus âgé semble davantage mûr, investi d’une mission comme nous le découvrirons tout au long du récit.

Yesterday est à la fois un récit de science fiction séduisant et une ode au monde de la musique et aux Beatles. Jouant la carte de la clarté et la sincérité. David Blot nous montre encore que la musique a de belles histoires à nous raconter et l’amour de l’auteur pour cet art est visible dans ce récit.


"Scrambled Eggs ! Baby you know that I love your legs !"

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