7/10Westfront - Tome 1 - Berlin

/ Critique - écrit par plienard, le 26/01/2013
Notre verdict : 7/10 - Les 12 salopards (Ecrivez votre critique)

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La fin d’année 2012 a été chargée en terme de parution de bande dessinée. On rattrape enfin notre retard avec cet album, Westfront, de Fabrice Le Henanff, un breton. Après Ostfront qui traitait de la bataille de Stalingrad, on arrive à la fin de la guerre avec Westfront, ou l’action se passe désormais à Berlin.


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Nous sommes le 8 mai 1945 et la fin de la guerre est annoncée. Ce même jour, 12 soldats français et un allemand se font arrêter par les américains avant d’être remis au général Leclerc. Le capitaine Caradec va alors les interroger et tout particulièrement l’allemand. Le récit de la bataille de Berlin contre les russes va alors commencer.

Il y a quelque chose de très impressionnant dans le dessin de Fabrice La Henanff. Il ne dessine pas, il peint ! On a même l’impression quelque fois qu’il peint sur de vieilles photos d’époque. Outre cette sensation, le début est pourtant compliqué à comprendre. Est-ce un choix ? Une volonté de l’auteur ? Toujours est-il qu’il est extrêmement difficile de reconnaître les uniformes et donc de savoir de quel côté se trouve le personnage : américain, russe, allemand, français collabo ou français patriote ? Cela reste flou comme ces cases qui baignent dans un nuage de fumée, de poussière ou de brume et qui renforce l’impression de débandade des allemands face aux avancées alliées et surtout russes.

Le lecteur s’aide donc des textes et des dialogues pour comprendre. Heureusement qu’ils sont bien présents. Cela dure 15 à 20 pages et une fois installé dans le récit, on prend enfin du plaisir. Car il est là, au final. Vous suivez le récit de ces salops de collabos, sans un jugement ou un quelconque parti pris de l’auteur. La guerre est une horreur, c’est ce qu’il en ressort. Et ces hommes ont trahi leur pays. On ne pleurera donc pas sur leur sort. Mais surtout, la qualité  vient du découpage des cases qui varient sans cesse, mais sans jamais nous perdre. Ajoutez à cela, le personnage du capitaine Caradec avec le visage de Lee Marvin et un autre avec celui de Charles Bronson et vous comprendrez que ces 12 français sont bien 12 salopards.


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