7.5/10W.E.S.T. - Tome 4 - Le 46e état

/ Critique - écrit par riffhifi, le 09/01/2008
Notre verdict : 7.5/10 - Wild Wild W.E.S.T. (Ecrivez votre critique)

Temps de lecture estimé de l'article : 2 minute(s) - laisser un commentaire

La fin du deuxième dyptique, situé à Cuba en 1902. Toujours aussi académique, toujours aussi efficace, W.E.S.T. est une série qui assure.

W.E.S.T., c'est une série lancée en 2003 par le duo de scénaristes composé de Xavier Dorison et Fabien Nury, qui ont fait depuis un crochet discutable par le cinéma en écrivant l'adaptation soporifique des Brigades du Tigre, et par le dessinateur Christian Rossi. Si on peut lui reprocher son classicisme quasi-rigide (si si, on peut), on peut également en apprécier la solidité, résultat d'une écriture soignée et d'un travail pictural incontestablement chiadé.

Les histoires fonctionnent par diptyque, chacun couvrant une année ; Le 46e état clôt donc le deuxième cycle, situé en 1902. Chapel et son équipe, la Weird Enforcement Special Team, ont été envoyés à Cuba pour zigouiller le mystérieux Islero qui aime à transformer les soldats américains en zombies. Mais le gouvernement des Etats-Unis semble avoir une idée derrière la tête, et Chapel n'est pas homme à se faire manipuler...

Sanguinolent, brandissant une hache de la main droite et le drapeau américain de
l'autre, Chapel annonce la couleur dès la couverture : ça va saigner. Peu importe, d'ailleurs, que l'image ne se retrouve nulle part dans l'album, car l'essentiel est dans le ton ; Chapel est prêt à défendre ses idéaux et à se laver les mains dans le drapeau étoilé. Le récit ne manque pas pour autant de subtilité, chargé qu'il est de révélations, de rebondissements et de références ou clins d'œil (historiques ou autres) ; les amateurs de la série y trouveront largement leur compte.

Le dessin de Rossi fait toujours mouche, avec ses tons sépias et la précision de son trait. On notera justement que ce raffinement du dessin rend d'autant plus brutales les explosions de violence régulières. Les couleurs participent elles aussi à la mise en valeur du sang (notamment dans les quatre premières cases de l'album) en lui opposant les tons jaunes-orangés du sable et du soleil dans la majeure partie
des images. Le boulot est irréprochable jusque dans la mise en page, inventive sans ostentation et gardant le récit parfaitement lisible ; tout juste pourra-t-on déplorer qu'aux planches 56 et 57, Rossi réessaie le coup de la double page, déjà tenté de façon moyennement convaincante dans le premier tome.


Alors oui, s'il fallait se plaindre, ce serait du manque d'iconoclastie de ce type de production, efficace mais pas véritablement novateur. Mais l'ensemble se déguste toujours comme un bon blockbuster bien fait, et il serait dommage de tourner le dos à ce niveau de qualité. Allez hop, prochaine étape : 1903...

A découvrir
Joe Bar Team
Joe Bar Team
Joe Bar Team
Joe Bar Team
Sambre
Sambre