7.5/10Voyageur : dernière ligne droite

/ Critique - écrit par athanagor, le 03/05/2011
Notre verdict : 7.5/10 - Ave Caesar, chronologi te salutant (Ecrivez votre critique)

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Avant-dernier tome d’une série qui aura finalement tenu ses engagements, cette histoire propose en passant une immersion assez efficace dans le quotidien brutal de la profession de gladiateur.

Quand on débarque dans l’univers de Voyageur, il s’avère assez périlleux de vouloir se concentrer sur l’intégralité des éléments qui s’inscrivent dans la chronologie de la série. Celle-ci, rendue complexe par les voyages dans le temps et l’antagonisme des deux frères pourrait bien se montrer rédhibitoire à tous le coups. Mais force est de constater qu’à chaque fois, même quand on débarque complètement, les auteurs font toujours tout leur possible pour remettre le lecteur dans ses petits souliers, en lui versant çà et là
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une goutte d’éléments explicatifs. Cela est toujours de manière à ce que, ce qui se passe, s’est passé ou se passera, soit su, et généralement sans trop fusiller l’intrigue en présence. Ce tome n’échappe pas à cette règle et remet en place la logique narrative de l’ensemble en l’insérant dans un épisode particulier : les mésaventures de Lou et Fish en mode Russell Crowe dans Gladiator.

Dans ce 12e opus (pour lequel il faut d’ailleurs féliciter les auteurs, vu qu’on était pas sûr de la pérennité du projet dans ses premières heures), nous sommes plongés dans le sable brûlant d’une arène romaine où Fish est devenu un gladiateur star. C’est sous la direction d’Issa (que certains connaissent sûrement), ancien gladiateur et propriétaire d’une troupe qu’il fait se castagner contre des lions et des machines, que Fish est devenu le combattant le plus habile de sa génération. Les habitués comprendront bien sûr pourquoi il n’a aucun mérite, et pourquoi il sera si facile à Lou de le remplacer quand il décidera de se retirer du jeu. Mais pas d’inquiétude, car, comme dit précédemment, les non-initiés auront droit à suffisamment d’éléments pour rattraper le tout, et se rendre compte qu’une boucle est en train de se boucler.

Cette gentille attention des auteurs n’est pas la seule chose à mettre à leur crédit. On trouve
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également une histoire bien ficelée et agréablement développée où s’exprime une illustration brute, complètement en accord avec l’ambiance du récit qui, non contente de la servir, la transcende. Le travail de Liberge et Chagnaud oscillant entre la finesse des traits et l’approximation évoquée par les projections de peinture, s’accorde parfaitement à la moiteur qui enrobe l’action, où les sénateurs romains, richement habillés, ne peuvent faire autrement que de suer à grosses gouttes, et où les combattants virevoltent dans un mélange de poussière et de sang.

Très divertissant, cet album recadre bien le lecteur dans le principe de la série en offrant une histoire bien menée et captivante à la fin surprenante. Quoique, étant donné qu’il s’agit de l’avant-dernier tome, on aurait pu s’attendre à quelque chose dans ce genre.

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