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4.5/10Voyage en profondeurs

/ Critique - écrit par Maixent, le 17/02/2013
Notre verdict : 4.5/10 - Tape dans le fond (Ecrivez votre critique)

Temps de lecture estimé de l'article : 3 minute(s) - laisser un commentaire

Tout le monde connait Voyage au centre de la Terre, le roman de science-fiction de Jules Verne publié à la fin du dix-neuvième siècle et pour ceux qui n’ont pas lu livre, on peut facilement se procurer pléthore d’adaptations cinéma, télévision ou BD, mais il est plus difficile de trouver une adaptation érotique.

Ici, nous sommes entraînés dans les entrailles de la Terre par Linda
En route pour l'aventure
Lidenbrock, descendante directe des héros de Jules Verne, que nous retrouverons d’ailleurs tous deux au fil du récit en soumis de haut vol. Si le cheminement vers les tréfonds est assez semblable avec la constitution d’une équipe, puis le long périple jusqu’à la découverte d’une mère souterraine peuplée de créatures préhistoriques, tout le reste diffère. En effet, Igor & Boccère laisse libre court à son imagination, puisant dans diverses influences du moment pour faire vivre le récit.

Voyage en profondeurs réunit la plupart des récits d’aventure les plus connus, y mêlant un peu de mythologie nordique, quelques références
Canon God
greco-romaines et de la pure SF futuriste. En somme, c’est un joyeux bordel plus ou moins maîtrisé dans lequel les protagonistes s’envoient en l’air à quasiment toutes les cases. Difficile en effet d’en trouver une seule sur tout l’album qui ne fasse pas référence implicitement ou explicitement au sexe. Tous passent leur temps à baiser dans toutes les positions possibles et imaginables, sans se soucier des différences d’âge, de peau ou d’orientation sexuelle. Tous sont touchés par des crises de nymphomanie violente les poussant à se masturber avec tout ce qui leur passe sous la main si aucun humain n’est disponible. Certaines iront même jusqu’à utiliser des canons.

Le fait de mélanger plusieurs univers, de Lilliput à Brobdingnag, en passant
Orgie souterraine
par le Mythe du Bon Sauvage ou l’Aventure Intérieure, est expliqué par l’auteur en introduction. Il justifie cette avalanche d’informations et ce mélange des genres par le processus d’édition. Le Voyage en profondeurs est en fait un récit d’improvisation continue par épisodes de six pages. D’où un effet décousu d’autant plus visible dans la dernière partie, une chute improbable et loufoque qui a dû être bouclée à la va vite, le récit ayant été à l’époque jugé trop peu pornographique et donc arrêté. De l’aveu même de l’auteur, c’est un « Grand N’importe Quoi » mais plutôt sympathique. Rien n’est maîtrisé mais avec une bonhomie réelle dans un monde télescopant tous les autres et une bonne entente conviviale. 

Il ne faut pas attendre du récit une cohérence, ni quelque chose de très construit. En fait, ce n’est pas vraiment sérieux, pas plus que ne l’était Chambre 121. Et même si les scènes sexuelles explicites servent de fil conducteur, elles sont surtout là pour appâter le lecteur par tous les moyens même les plus incongrus. C’est un récit plutôt facile, qui n’a pas nécessité beaucoup de réflexion et qui n’en demande pas beaucoup. Pour autant, on ne se lasse pas, on suit les tribulations des héros avec amusement, cette surenchère de scènes gratuites, de jeux de mots faciles et de sexe sans contraintes ne fait pas de Voyage en profondeurs un grand récit mais un ouvrage de détente assumé créé spécialement pour penser à autre chose.

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