1/10Vaudevilles

/ Critique - écrit par Maixent, le 19/10/2014
Notre verdict : 1/10 - Taureau des champs (Ecrivez votre critique)

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Un style très coloré pour des envolées lyriques qui le sont moins

Avec un dessin proche des années  80, rappelant celui de Massimo Mattioli, Nicolas Pinet, jeune auteur et nouveau venu chez Fluide Glacial signe là un ouvrage abscons qui laisse la plupart du temps indifférent.


Lave
Le dessin est extrêmement coloré, avec de grands aplats de couleurs flashy allant jusqu’à l’abstraction comme cette coulée de lave qui prend toute une case et l’utilisation de 3 couleurs pétantes. On est assez proche de M le magicien ou des comics undergroud d’il y a 30 ans, tout dans l’exagération,  mais sans cette volonté de changer un art graphique ou d’apporter un renouveau à une façon de penser la bande dessinée. En ressort l’impression suivante que c’est surtout mal dessiné malgré la volonté visible de l’auteur d’imposer un style. Les couleurs criardes, l’emploi de bulles hérissées et fluo comme pour une méga promo dans un magasin de chaussures chip achèvent de dénaturer un dessin déjà peu intéressant à la base.

Les historiettes elle-même sont peu maîtrisées. Rien de vraiment cohérent sur l’ensemble et l’objet du livre qui est exprimé par une citation de Shakespeare n’aide pas vraiment à la compréhension. Bien au contraire. Quel est le rapport entre ces histoires naïves et un peu bêtes et le théâtre mis à part ce placard en quatrième de
Blague de Toto
couverture ? Oui, l’amant qui sort du placard, la base du vaudeville. D’où le titre.  Mais c’est un peu limite comme explication.

L’histoire la plus aboutie est sans doute celle de Toto mais qui ne dépasse pas le niveau du Rire du cyclope de Bernard Werber. Nicolas Pinet imagine la carrière de cet humoriste qu’est Toto, qui ici n’a pas les traits de Patrick Timsit comme dans les 11 commandements mais ceux plus connus du fameux « 0 + 0 = la tête à Toto ». C’est gentillet et un peu enfantin, mais finalement assez drôle que de reprendre ces vieux classiques de cours de récré et les gags scatophiles propres à l’enfance. Mais bon, on ne décolle pas vraiment. Pour ce qui est des autres histoires, le côté hystérique l’emporte sur le reste et on a surtout envie de vite passer à autre chose.

Le sens de tout ceci m’a échappé, tout comme le livre qui m’est tombé des mains….

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