6/10Titine au bistrot - Tome 2 - Délire total !

/ Critique - écrit par riffhifi, le 22/02/2008
Notre verdict : 6/10 - L’alcool est mis (Ecrivez votre critique)

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Toujours aussi dégueu, ce deuxième tome de Titine au bistrot n'épargne pas grand-chose au lecteur en terme de mauvais goût. Si on aime le trash, c'est réussi. Sinon, mieux vaut passer son chemin.

Il y a un an, Lindingre sortait le premier tome de Titine au bistrot, le versant "France profonde et bovine" de Martine à la plage. Après un détour par une version belge (Titine à Charleroi) et surtout par un procès qui lui coûta sa place de prof aux Beaux-Arts de Metz (une collègue l'accusait de l'avoir caricaturé, ouh le vilain, a-t-on idée de faire une chose pareille ?), l'auteur livre le deuxième volet des tribulations de Titine et de son jeune frère Bouffy.

Compétition de mangeage de boudin, idylle avec un anus synthétique, Lindingre ne fait pas dans la dentelle et n'hésite pas à rendre ses personnage singulièrement antipathiques à force de trivialité et de saleté. Le dessin, comme l'avait si bien
souligné Gallu dans sa critique du tome 1, relève d'une sorte de "ligne claire crade" : claire parce que le trait est sans bavure, crade parce que les visages porcins des protagonistes et leurs activités invariablement répugnantes donne bien plus la nausée que le Tintin de base. Le contraste met en relief de façon d'autant plus saisissante la saleté des actions et des personnages... De toute façon, Lindingre aime la provoc puisque le dossier de presse lui-même indique que « avec cet album, Lindingre met la barre très haut : si le premier lui a coûté sa place de prof aux Beaux-Arts de Metz, avec celui-ci et de son propre aveu, il espère au moins la correctionnelle ! » Du coup, on peut trouver sa démarche un peu gratuite, et penser que les personnages gagneraient à être plus humains au lieu d'être aussi ostensiblement tartinés de fange à longueur de temps. Peut-être un peu de subtilité aiderait-elle la série à être autre chose qu'une série de gags parfois drôles mais jamais inoubliables.

Lindingre, par ailleurs, ne manque ni d'imagination ni de talent, et possède une vraie capacité d'observation et de fignolage de dialogue cocasse (plus visible néanmoins dans les Chez Francisque dessinés par Larcenet que dans Titine) ; dommage que les aventures de Titine et Bouffy ne fassent pas preuve d'audace dans un autre domaine que celui du mauvais goût... Peut-être redresseront-ils la barre dans Titine au bistrois !

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