8/10Six Guns - Les Francs-Tireurs

/ Critique - écrit par Canette Ultra, le 22/10/2012
Notre verdict : 8/10 - Ce comics est bien pour eux tous ! (Ecrivez votre critique)

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Et si les héros de l’ouest sauvage vivaient de nos jours. C’est le postulat de Six Guns, une minisérie qui compte bien répondre à cette question. Les auteurs ne comptent pas téléporter certains héros mais faire comme s’ils vivaient naturellement à cette époque. Mais qu’appellent-on des « héros de l’ouest sauvage » ? Pour tout vous dire et pour faire simple, il faut revenir dans le passé. Juste après la seconde guerre mondiale, les super-héros et les éditeurs connaissaient une crise. Captain America avait vaincu les Nazis et les autres aussi peinaient à garder leur public. Timely Comics,  qui plus tard deviendra Marvel Comics, sentait le vent du changement. Le public voulait des héros du quotidien qui aident les autres sans super pouvoirs. En France, on aura ce genre de héros dans Zembla par exemple. Chez Timely Comics, on aura donc différents genres dont un basé sur l’ouest sauvage. L’un des plus fameux sera le Two Gun Kid qui deviendra même un Vengeurs au gré des voyages temporels et autres choses lorsque les super-héros vont revenir sur le devant de la scène.

Ainsi, Diggle et Gianfelice s’attaquent à certains de ces héros dont le Two Gun Kid afin de les dépoussiérer. Diggle a l’habitude des fous de la gâchette puisqu’on le connaît notamment pour son savoir faire sur The Losers. Gianfelice s’y connaît en violence et les fans savent le boulot qu’il a accomplit sur Northlanders.


Two Gun Kid version moderne !
Dans un état fictif mais au fort accent Mexicain, une femme la Tarentule doit être amenée devant le chef de la milice locale. Sur son chemin, la belle va rencontrer et entraîner quatre allumés qui, bien qu’ayant des buts différents, veulent faire tomber les méchants. On retrouve donc nos fameux héros remis au goût du jour et contraint de s’allier pour survivre. Le Western Kid subit un lifting plus que bénéfique puisque notre Texas Ranger officie sous son vrai nom (Ted Dawson) et heureusement car Western Kid, ça ne fait pas terrible pour mener une enquête. Le Black Rider hérite son nom de la tragédie qui a frappé son gang de motard « les Black Riders » et il joue, comme son homologue de l’ouest, les repentis en quête de vengeance. Matt Slade est toujours chasseur de prime mais les temps ont changé et son allégeance est plus ambiguë. Le Two Gun Kid est un adolescent qui a fait ses armes sur console de jeu et dont la dextérité égale sa franche innocence. Le coup de balai fonctionne bien et chaque héros a son moment de gloire et des origines plutôt crédibles. On reconnaît le travail de Diggle sur les Losers tant il va imbriquer des rebondissements et un plan machiavélique.

Visuellement, on reconnaît le style de Gianfelice. Son trait se marie bien avec les scènes d’action. Il y a toujours un côté un peu flou ou imprécis mais sur les séquences de tir, il faut avouer que cela donne un certain panache. Cet album est donc une petite surprise sympathique qui, notamment grâce à ses rebondissements, offre un beau spectacle. Le genre de titre à découvrir.


Un duel comme à l'époque !

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