8.5/10Siegfried tome III : le crépuscule des dieux

/ Critique - écrit par riffhifi, le 07/12/2011
Notre verdict : 8.5/10 - Le succès Fafnir (Ecrivez votre critique)

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Fin du triptyque haut de gamme d’Alex Alice, en attendant le long métrage animé. Du sang et de la sueur, des dragons et des dieux : Siegfried dérouille dans cette apothéose.

En 2007, le premier tome de Siegfried provoquait l’émoi chez les amateurs de bande dessinée épique, lyrique, magique. Il ne s’agissait que du premier volet d’un triptyque, 17777-nouvel-article-2.jpgréalisé en parallèle d’un film d’animation que l’on annonçait alors pour 2009. Rien n’étant jamais aussi rapide que ce que l’on aimerait, le troisième et dernier volume ne paraît que maintenant, et le long métrage ne peut être espéré que pour 2012 ou 2013. Qu’importe ! Le plaisir de lecture est désormais total.

Siegfried, chevauchant sans relâche vers la découverte de son humanité et de ses parents, s’apprête à affronter le dragon Fafnir. Mime, le Nibelung qui a élevé Siegfried, sera-t-il de bon conseil dans cette quête ? Et surtout, aura-t-elle un impact sur le règne du terrible dieu Odin ?

L’introduction centrée sur Odin, par ses coloris et son aspect démesuré, évoque les planches de Philippe Druillet, ou en tous cas de ces auteurs qui se sont déchaînés dans les pages de Pilote et de Métal Hurlant dans les années 70. Mais dès le retour à l’histoire de Siegfried, le style d’Alex Alice s’impose à nouveau. Aboutissement triomphal de la saga, Le crépuscule des Dieux dépote logiquement plus que ses 17777-nouvel-article-1.jpg
L'édition spéciale
prédécesseurs. Dégageant plus que jamais un parfum d’opéra, les larges paysages représentés par l’auteur sont habités de personnages expressifs et forts.

Le plus étonnant finalement, ce n’est pas que cette saga soit réussie, mais qu’elle le soit sans utiliser les artifices propres au cinéma : puisque le projet a été développé parallèlement pour l’écran, on pourrait s’attendre à trouver des cases de format égal, ou du moins proportionnel, ou au pire rectangulaire. Pourtant, Alice met un point d’honneur à utiliser le support papier avec imagination, variant les tailles et les angles, proposant parfois une pleine page noire traversée d’un seul phylactère, et faisant de chaque image fixe un plaisir qu’on redoute de voir animé. Mais on a confiance.

Les vrais fondus se procureront l’édition spéciale, qui compte 80 pages de bonus et des dessins de nombreux artistes invités.

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