7/10Sherlock Holmes & les vampires de Londres - Tome 2 - Morts et vifs

/ Critique - écrit par riffhifi, le 20/06/2010
Notre verdict : 7/10 - Détective (un peu cabot) contre incisive (ou canine ?) (Ecrivez votre critique)

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Suite et fin d'une aventure peu ordinaire pour le héros de Sir Arthur Conan Doyle. Laci et Cordurié s'acquittent de l'exercice avec panache, et bouclent même une seconde partie plus riche et dense que la première. Un second diptyque est déjà en préparation.

Dans la jeune collection 1800, on ne traîne pas : quatre mois après le premier tome, voici la suite et fin du diptyque opposant Sherlock Holmes à une horde de suceurs de sang, sur un scénario de Sylvain Cordurié et un dessin de Laci. La couverture de Jean-Sébastien Rossbach, diablement attirante, évoque la rousse Jean Grey de Marvel, dans sa période ‘club des damnés'... Cordurié étant fan de
comics, l'analogie n'est pas complètement farfelue.

Rappelons les faits : Holmes, que tout le monde croit mort suite à son affrontement avec le professeur Moriarty (nous sommes en 1891, conformément à la chronologie holmésienne), est débusqué par une confrérie de vampires qui souhaite retrouver l'un des leurs, Owen Chanes, devenu renégat. En raison des menaces proférées contre le couple Watson, Holmes accepte de mener l'enquête. Il est accompagné de Joyce Middles, un sosie vampire d'Irene Adler, la seule femme que le détective ait jamais admirée...

Après un premier volume d'introduction, à l'ambiance nocturne réussie mais au scénario un peu trop succinct, cette conclusion se révèle beaucoup plus riche en évènements et en explications. Résurgence du passé de Holmes, vision de Watson et de sa femme Mary, intervention de la reine Victoria... Les péripéties s'enchaînent à un bon rythme, permettant de faire oublier à quel point le postulat de base est improbable (mais après tout, ce n'est pas la première fois que des auteurs ont l'idée d'opposer Sherlock à des vampires). Le héros déploie davantage de talent que dans le précédent album, et son visage sévèrement guindé (fortement inspiré de Michael Caine, pour le côté "britannique imperturbable") trouve enfin un
contrepoint dans les quelques scènes où il fait preuve d'humanité. On apprécie ainsi le soin qui a été mis à recréer le personnage tel qu'Arthur Conan Doyle l'avait dépeint dans ses écrits.

Visuellement, le plaisir est toujours là, avec une petite amélioration du côté des couleurs signées Axel Gonzalbo : elles paraissent plus profondes et plus chaudes - et pas seulement dans les scènes où les flammes ont le premier rôle. On attend de voir ce que donnera le dessin de Laci dans un contexte plus exotique que les ruelles sombres de Londres, et avec un sujet peut-être moins surnaturel que celui-ci. Car oui, un nouveau diptyque se profile déjà, grâce au succès remporté dès le premier tome par celui-ci ; on peut supposer que Holmes y apparaîtra au Tibet, conformément à son emploi du temps supposé durant le Grand Hiatus 1891-1894. Indubitablement, Cordurié a potassé son sujet. Souhaitons une longue vie à la collection 1800, qui accueillera sous peu le deuxième tome de Mister Hyde contre Frankenstein.

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